‹ L'expédition de Rome en 1849Chapitre 10 sur 34 · ICK · texte numérisé non relu

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poiTêe sur une Assemblée par le nom du héros de bni- ' maire : en mai, eontre une majorité révolutionnaiie; eu seplemltre, eontre une majorité consenatrice.

Si rapprochée qu’elle liit de sa fin, la Constituante n en restait pas moins investie d'un redoutable et lé^ntime pouvoir. Les meneurs de la commission avaient espéré que devant une manifestation décidément hostile, le chef de l’ancienne opposition parlementaire, devenu ministre, ne saurait (|ue se retirer. C’eût été en elTet le s«’ul parti à prendre si la session avait dû se prolon^'er au delà de quelques joni's. Mais on était à la veille du 15, date fixée pour les éleetions de la Législative, et, malfjn! les objurgations de M. Jules Favre, qui tiouvait la persistance du ministère à garder ses portefeuilles au moins aussi inconstitutionnelle que l'altaqne de Uome,M. Ddilon Barrot comprit qu’il était de son devoir de ne pas abandonner le Président en face de cette grande épreuve. Tout jiermeitait de présager qu elle serait favorable à la cause de l’ordre. On se lésigiia donc à laisser dire et laisser faire une Assemblée déjà condamuré par le pays. Lui obéir strictement ne semblait d ailleurs ni plus prudent ni même plus facile. Qu’avait-elle ordonné et que fallait-il essayer pour la contenter? Fidèle à son invariable tactique, le tiers parti s’était bonié à blâmer a* qu’on avait fait sans indiquer ce qu'il y avait à faii-e, et comptait se réserver pour l’avenir le bénélice de cette commode situation. L’armée devait-elle avancer? non; reculer? pas davantage! Quel parti prendre alors? Évidemment rester eu place et négocier. Le gouvernement vint donc an-

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iiolucr à la Irilume qu'il envoyait à Home mi iiléiiipoleiiliairc dont le nom seul élail une garantie pour les amis de la liberté, et que M. b’erdinand de Lesseps emportait pour eoinnientairc de ses inslriictions le Moniteur du 8 mai.

Cet agent diplomatique paraissait heureusement choisi pour une mission où la fermeté devant des situations e.\trème risquait de n ôtie pas moins nécessaire que 1 habileté à manier les hommes. Consul de France à Baicelone sous le dernier règne, M. de Lesseps s’élail fait le plus grand honneur par son courageux dévouement à ses (onctions pendant le bombardement de cette ville, et avait mérité de compter parmi les principaux auteurs de la chute d’Espartem. Le trouvant ainsi tout désigné par sa popularité non moins que par ses opinions de famille, le gouvernement provisoire l'avait nommé à l’ambassade de Madrid. On racontait alors que M. de Lesseps, qui voulait bien la République en France mais non la propagande révolutionnaire en Europe, avait franchement expliqué, avant d'accepter, qu'il n'entendait servir auprès de la reine Isabelle que la politique conservatrice et modérée du général Narvaez. Remplacé à la cour d'Uspagne parle prince Napoléon, qui n’y parut quelques jours que pour se faire rappeler, il attendait à Paris le moment d’aller prendre possession de 1a légation de Berne qui lui avait été promise. On devait croire qu’une carrière diplomatique commencée à Lisbonne sous la Restaui'ation et passi'-e presque tout entière dans la péninsule ibérique, avait valu à l’ancien consul de Barcelone l’expérience de^

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