AVA.NT-PROPOS
voulait de grands exemples. I.c levier était placé sous la colonne du temple, il fallait le briser dans les mains du chef de la révolution européenne, ou s’attendre à périr sous les ruines.
Ainsi, rinlérèl de la défense sociale venait s'unir aux plus généreuses impulsions du caractère national, pour nous conseiller d’aller à Home.
Il y a deux manières de se tromper .sur celte expédition. N’y voir qu’une pensée catholique, la croisade du dix-neuvième siècle contre les ennemis de Dieu et de sou Kglise, ce .serait la placer plus haut qu’elle ne mérite de l'être dans la hiérarchie des faits historiques. Y signaler le complot d’une coalition de catholiciues comme MM. de Montalembert et Falloux, avec de purs libéraux comme MM. Thiers et Barrot, c’est la faire descendre au rang d’unesimplecombinaison parlementaire. Dans la sphère où elle est née, l’idée de la restauration du Pape ne fut ni cléricale, suivant le mot en vogue depuis la guerre d’Italie, ni même absolument religieuse : elle fut tout d’abord nationale et politique. Elle sortit tout armée des profondeurs de la tradition française et des convenances de la situation présente; elle s’imposa à l’opinion le joiir où la même a.ssemblée qu’on avait nommée pour constituer la république, se leva d’entbousiasme à la nouvelle que le drapeau delà rrance voguait déjà vers le Vatican menacé, b honneur de ce grand fait n’apparlienl à aucun homme, à aucun parti, catho-