‹ L'expédition de Rome en 1849Chapitre 26 sur 34 · I-IKCKS JI STIKICATIVKS · texte numérisé non relu

I-IKCKS JI STIKICATIVKS

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l’ail acceplcr une mission à laquelle il ii’ètait poiiil préfmré, et ilonl il n’avail pas eu le loisir d'approfondir loulcsles complicalions, enfin sa bonne foi, qu’aucun élément de l’affaire n'a donné lieu de révo(|uer en doute.

« Mais, en faisant cetle part aux considérations personnelles, le conseil d’Ktat manquerait à sa mission si, au nom dt's régies de gouvernement dont il est le dépositaire et le gardien, il ne proclamait pas hautement le devoir étroit qui pèse sm’ tous les serviteurs de l’I-ilat de se renfermer dans les pouvoirs dont ils sont investis, d'obéir scrupuleusement aux instructions qu'ils reçoivent, et la sérieuse responsabilité qu’encourent ceux qui, représentant la France à l’étranger, osent engager sa parole contre sa volonté connue, dans des arrangements (pn peuvent compromettre son honneur et la paix du monde.

« Vivien, rapporteur.

U II. lioLxvY(de la Meurthe), président.»

Mmiiti’iir lin 'i‘2 noiH ISi!).)

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ru'i'ouT .vr sii.MSTr.E de lv c.i'eiuie sca u ria-E üc jionte-maiuo.

Villa-Sanlucfi, ni niai

Fil tmiiinanl ma lettre du 28 mai, j’ai eu rhoniieur devons aiinoiicer que je vous envoyais un ultimatum adressé par .M. de l.e.>^seps au triumvirat.

Je m’associais volontiers aux dispositions piincipalcs de cette déclaralioii, et je devais croire qu’elle serait immédialeiiient acceptée. Il n'en a pas été ainsi. Les autorités romaines ont cru pouvoii' ]uoduire de nouveaux moyens dilatoires .M, de I.es.seps m’a prévenu à minuit, le ôll de ce mois, en pré-

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seiice du chef d’cscadroiis Espivoni , mon premier aide de camp, que vin-tt-iiualre heures après l'avis qu’il m'en donnait, la trêve accoi dèe aux llomains sur ses instances cesserait d'avoir son effet.

Fort de cette déclaration, j’ai pris immêdiatemi ut des mesuivs pour m'élahlir simultaiiémenl le 51 mai à trois heures du malin, d’une part, à MonleMario et à l’onte-Molle; d’autre part, aux villas l’amfdi et Corsiiii, et à l’église San l'aiicrazio.

Dans la situal’on actuelle, l’importance de ces deux opérations est trop évidente pour qu’il soit nécessaire d’en développer ici les motifs. Toutefois, vers neuf heures du soir, cl lorsque nous étions si ra|>prochés du moment de l exéeulion, un grand scrupule s’est élevé dans l’esprit de M. de Lesseps. Il n’avait pas signifié ])ar écrit et d’une manière r iiffisammcnl précise, aux autorités romaines, la reprise des hostilités. Il craignait que celte lacune ne fil considérer une action militaire de l’armée française comme une surprise incompatible avec les régies du droit des gens.

Je devais ou ne pas donner suite à ces opérations, dont le succès était infaillible, ou révéler à l’armée impaliefite d’agir des disseiitimenls qui auraient pu avoir de fâcheuses conséquences. Après une discussion sérieuse, je, me suis résigné à suspendre l’exécution des mesures <iui avaient été arrêtées avec tous les différents chefs de service dans un intérêt tout militaire et tout national. Les corps qui devaient s’emparer de la villa Pamfili, étant sous ma main, le contre-ordre a été promptement donné; pour arriver au bivac des troupes réunies â Aqua Traversa, une distance de cinq lieues était à parcourir pendant une nuit obscure. L’officier que j’ai envoyé sur ce point n’a pu arriver qu’à la pointe du jour ; nos soldats s’élaicnl déjà rendus maîtres de Monte-Mario, qui d’ailjeurs avait été abandonné par les li oupes romaines, ^ous nous forlifioi.s sur ce point; il offre cet avantage de dominer le Vatican, le château Saint-Ange, et des remparts de la place le Tibre supérieur.

Vous le savez, monsieur le Ministre, nous touchons à celle époque de l’année où les maladies forcent les llomains eux-

it;*i PIÈCES JIUSTIFICATIVES.

mêmes à quitter la contrée que nous occupons. Cette ciiconslance, jointe au vrfisinage de.s troupes autricliieiiiies, napolitaines et espagnoles, ne permet pas de prolonger la trêve, qui, sur la demande réitérée de M. de Lesseps, a été consentie par moi depuis le 17 mai.

M. de Lesseps compretid enfin la nécessité de sortir du statu <1110 qu’il a prolongé jus(|u'à ce jour; aussi s'est-il volontiei^; chargé de porter ce matin à Home la déclaration ci-jointe., dont le but est de mettre un terme à une situation qui ne saurait se prolonger sans danger. 11 est parti pour Home, en grand uniforme. Si, contre son attente, il ne peut nous apporter une solution satisfaisante, il assurera au moins aux nalicnaux les moyens de quitter une ville où la modération de notre langage, la droiture de nos intentions sont méconnues par un pouvoir qui (pour me servir des expressions du ministre de.*< affaires étrangères) ne se maintient à Home, contre le vom de l'immense majorité des populations, que par l'audace d im petit nombre d’étrangers.

Au retour de M. de Lesseps, j'aurai l’honneur de >ons fa.re (•onnaitre exactement le résultat de scs dernières négociations.

i.r.rrnr. du général oudinot au général autrichien wiRrn.v.

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