‹ L'expérience humaine et la causalité physiqueChapitre 140 sur 263 · Maximes, 377. Édit. Gilbert, t. ï, 18GS, p · texte numérisé non relu

Maximes, 377. Édit. Gilbert, t. ï, 18GS, p

pas avec la déduction dos notions fondamentales qui permettent de rendre compte du mouvement ; le système newtonien est intégré au système de la physique rationnelle, de sorte que La tache de la métaphysique serait de justifier immè geometrico, non seulement l'existence des forces répulsives et attractives, mais encore la loi mathématique de leur action. Déjà ébauchée par Buffon au cours de sa controverse avec Glairaut1, cette démonstration se présente sous la forme suivante : « La force attractive, si l'on considère sa sphère d'action, se propage de la surface de cette sphère vers son centre. Elle doit donc augmenter d'intensité à mesure que diminue sa surface, et elle varie, par conséquent, en raison inverse du carré des distances. Au contraire, la répulsion qui rayonne du centre de la sphère et en remplit tout le volume, variera en raison inverse du volume, c'est-à-dire du cube des distances 2. »

Une telle entreprise ramène Kant sur le terrain de la cosmologie rationnelle où il avait jadis élevé sa Monadologia physico ; elle passe outre aux enseignements de la Dialectique transcendantale, qui interdisait de poser dans l'absolu un principe inconditionné. Car on ne peut espérer d'établir a priori le calcul de ces forces, si on n'en possède pas les caractéristiques, elles-mêmes fondées sur une connaissance directe de leur nature intime. Or, et précisément, Kant en fait l'aveu à la fin de la Phénoménologie : c'est un mystère que la manière dont la nature s'y prend pour mettre dès limites à sa propre force expansive. {Trad. citée, p. 96.) Et dans le Scholie général de la Dynamique, il indique la raison de son échec. « Le concept de la matière est ramené à une collection de simples forces motrices, et Ton ne pouvait guère s'attendre à autre chose, puisque dans l'espace on ne peut concevoir aucune activité, aucune modification autre que le mouvement. Mais qui peut prétendre s'expliquer la possibilité des forces fondamentales ? » (Ibid, p. 57.)

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