Théodicce. 3* partie
2. Critique de la Raison pure. Remarques générales sur l'Esthétique Transcendantale. B. I, 99.
raienl Les virtualités de l'être. Le mécanisme métaphysique, n'ont Lrihii!/. avail dessiné L'esquisse, et que Wolff avait essaye' de ramener à une déduction purement syllogistique, a tente ni vain d'aller du possible à Y être : le réel est plus que le possible, il esri en dehors du possible. Le complément du possible, qui définirail K Péel, ce serait donc, en toute rigueur logique, l'impossible h II n'y a pas d'autre possibilité que la possibilité réelle, c est-à-dire la possibilité qui, au lieu d'être antérieure à L'êtïéj se dégage de la réalité comme exprimant l'ensemble des conditions sans lesquelles il n'y aurait ni unité de l'expérience ni, par conséquent, réalité de l'univers.
Ces conditions consistent dans les formes a priori de l'intuition et dans les concepts purs de l'entendement : « Ce qui s'ac- < nie avec les conditions formelles de l'expérience (quant à l'intuition et aux concepts) est possible. » {Ibid., 278.) En un sens donc la pensée se retrouve, avec le Kantisme, procéder du réel au possible. Mais il est essentiel d'y insister, puisque les mômes mots recou vrent ici des idées toutes différentes, cela ne revient nullement à dire, comme faisait l'empirisme, que l'on extrait de la matière une forme qui en serait un élément. La forme kantienne n'est pas un abstrait par rapport au contenu concret, ou, si l'on conserve l'expression d'abstrait, il faudra l'entendre au sens de cette formule des Nouveaux essais (II, iv, § 4), dont la Critique de la Raison pure met en lumière toute la portée : « Le concret n'étant tel que par Vabstrah. » En d'autres termes, le réel, qui est a posteriori, renvoie à un possible qui le fonde et qui est a priori; mais ce possible // priori, loin d'être posé en soi au nom d'un dogmatisme transcendant, est atteint par l'analyse réflexive comme le principe conditionnant de l'expérience. Les concepts expriment les lois immanentes à l'activité de l'intelligence, les modes d'unification par lesquels l'esprit soumet à la nécessité de sa propre législation la multiplicité appréhendée dans la double intuition de la juxtaposition' spatiale et de l'intuition temporelle. Par là s'achève le renversement de point de vue, qu'il convenait de mettre dans sa pleine lumière afin de prévenir les malentendus sans cesse renaissants qui ont compromis et stérilisé jusqu'ici les efforts pour la constitution d'une théorie positive de la connaissance. Du réel, l'analyse purement logique faisait sortir les catégories de l'objet pris en soi, le tableau hiérarchique des prédicaments. L'analyse transcendantah rapporte la réalité du réel à la structure de notre organisme intellectuel, au pouvoir constituant de l'esprit. Dans l'unité originaire de la conscience elle découvre les principes d'une