‹ L'expérience humaine et la causalité physiqueChapitre 189 sur 263 · Vide supra · texte numérisé non relu

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infléchir une doctrine qui se réclame du criticisme et qui prend Lea Eupparonces d'un relativisme phénoménal, vers l'acceptation a priori de ces mêmes thèses cosmo-logiques dont la critiqua fcantàeiiTie avait pourtant mis hors de conteste le caractère puureiweîit dogmatique et purement ontologique.

L80, — Précisément, de ce dogmatisme ontologique par Lequel les fidèles de la loi de nombre se rejettent, de vingt siècles en ;irnrte, dans le plan du pythagorisme, la science inuderne a. fait justice dès son avènement, témoin le développement chimique de Pascal sur les Deux Infinis ? « Nous fai- 9 tue des ( lern iers.qui paraissent à la raison comme on fait dans choses matérielles, où nous appelons un point indivisible celui au delà duquel nos sens n'aperçoivent plus- rien, quoique divisible infiniment et par sa nature. De ces deux infinis de sciences, celui de grandeur est bien plus sensible, et c'est pourquoi il est arrivé à peu de personnes de prétendre connaître toutes choses. Je vais parler de tout, disait Démocrite. Mais l'infinité en petitesse est bien moins visible. Les philosophes ont bien plutôt prétendu d'y arriver, et c'est là où tous ont achoppé l. »

De même évidence, pourtant, sont les deux progressions de l'esprit, l'une vers l'infiniment grand, l'autre vers l'infiniment petit.

11 est remarquable, d'ailleurs, que la nécessité de cette double progression apparaisse à Pascal comme une déroute pour l'homme : l'anthropomorphisme antique, restreignant l'univers à la capacité de noire vision, s'était flatté d'y « trouver une assiette ferme, et une dernière base constante... Mais tout notre fondement craque, et la terre s'ouvre jusqu'aux abîmes... » Dans l'enceinte d'un « raccourci d'atome », l'homme découvre « une infinité d'univers... dans lesquels il retrouvera ce que les premiers ont donné, et trouvant encore dans les autres la même chose, sans fin et sans repos, qu'il se perde dans ces merveilles... Que fera-t-il donc, sinon d'apercevoir quelque apparence du milieu des choses, dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe ni leur fin 2 ? »

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