‹ L'expérience humaine et la causalité physiqueChapitre 248 sur 263 · De l'Explication dam les Sciences, t. II, p · texte numérisé non relu

De l'Explication dam les Sciences, t. II, p

>i'i L'EXPÉRIENCE HUMAINE ET LA CAUSALITÉ PHYSIQUE

de la spéculation dogmatique qui veut des systèmes simples el définitifs, Et, par une conséquence inévitable de cette attitude, il est condamné à se rabattre sur l'attirail hors d'usage d'une scol astiqué rudimentaire et périmée : le philosophe à qui la spéculation du xix° siècle doit d'avoir mis en évidence la valeur de Yuriwersel concret, fait du syllogisme l'instrument privilégié de l'astronomie ou de la physique « vraiment p/iilosop/iiques ».

253'. — Le caractère anachronique de la philosophie de la nature, lié d'ailleurs à cette renaissance de l'esprit médiéval qui marque si fortement les premières années du xixe siècle, devait souligner l'importance de la philosophie de la science, telles que précisément la critique kantienne ou le posivitisme comtiste l'avaient opposée au dogmatisme métaphysique.

Le philosophe ne se proposera plus d'atteindre à des vérités qui soient au delà du plan de la vérification scientifique ; il bornera l'horizon de la connaissance humaine aux résultats fournis par le savoir scientifique. Mais ces résultats, qui ne sont encore que des données de fait, il prétend leur conférer une valeur de droit, ou du moins les situer dans une doctrine de coordination et de hiérarchie, où ces résultats prennent un caractère définitif de vérité. De toutes façons, il sera possible d'y faire fond pour décider de la physionomie de l'esprit humain, de ses rapports avec la nature, de l'avenir des disciplines déjà constituées comme des conditions requises pour l'établissement de doctrines nouvelles. La philosophie de la nature superposait à la matière propre du savoir positif un contenu original. La philosophie de la science n'en retiendra que les cadres généraux ; elle se réserve de les déterminer dans leur structure permanente et de les consolider.

Cette conception de la philosophie scientifique a de glorieux titres de noblesse ; elle a servi puissamment le progrès de la réflexion philosophique. Cependant peut-on dire, aujourd'hui, qu'elle ait subi victorieusement le choc des réalités? A-t-on le droit de maintenir encore l'exigence des catégories, qui seraient isolées les unes des autres, susceptibles d'être atteintes et définies dans leurs propriétés intrinsèques, alors que le développement de la connaissance positive a renversé pour le savant les déterminations qui faisaient de chaque discipline un « système unique et clos »? A maintes reprises, dans notre enquête sur le xixe siècle, nous avons vu les philosophes s'attarder à définir- l'essence d'un concept, ou simplement à mettre en relief le rôle d'un principe fondamental, tandis que la science se chargeait de démontrer le caractère

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artificiel de toute catégorie fixe, de toute délimitation définitive. L'analyse et la géométrie ne se sont-ils pas joués comme à plaisir des bornes qu'on avait prétendu leur imposer au nom'v-du criticisme ou du positivisme? Et s'il en est ainsi des mathématiques pures, que dire de la mécanique et de la physique? que dire de la causalité?

254. — Ici, nous ne pourrions mieux faire que de rappeler et de commenter la doctrine d'Octave Hamelin. Aucun philosophe ne s'est forgé un instrument aussi merveilleusement adapté à l'élaboration d'une synthèse constructive; et nulle part peutêtre, mieux que pour la définition de la causalité, Hamelin n'a montré quelles ressources en précision et en profondeur il était capable de mettre en œuvre. Pour lui, « la causalité est... l'enchaînement nécessaire des phénomènes par un dynamisme mécanique rationnel 1 ». Par là, son apparition sera justifiée, car elle satisfait à l'exigence « que les parties de l'espace et du temps qualifiés se commandent les unes aux autres leurs stabilités et changements corrélatifs ». (P. 205.) D'autre part, « dire que les phénomènes sont déterminés par des causes ou mécaniquement... c'est les présenter comme des résultats... La notion de résultat (et elle représente ici toute la famille des notions de causalité), ne peut être conçue que par corrélation... avec l'idée de but ; de sorte que le résultat pur et simple n'est qu'une abstraction en dehors de laquelle il reste quelque chose à déterminer ou' à expliquer dans le phénomène concret. Donc, encore, en face de la Causalité, nous devons poser la Finalité et c'est par elle seulement qu'achève de se constituer le déterminisme des phénomènes. » (P. 263.) La causalité s'encadre ainsi dans la série des éléments de la représentation ; par son aspect mécanique, elle est tournée vers le temps et vers l'espace dont elle réunit les parties dans le système d'une liaison universelle où le monde est représenté comme matériellement et qualitativement plein; par son aspect dynamique, elle est tournée vers la finalité qu'elle requiert comme son complément et son achèvement.

Or, pour que la causalité apparaisse à son rang et se maintienne dans ses limites, pour qué tout à la fois elle explique ce qu'elle dépasse et implique ce qui la dépasse, la dialectique hamelinienne prend son point d'attache avec la réalité dans la mécanique rationnelle, considérée comme discipline formelle de la cosmologie. Terrain privilégié pour la cons-

1. Essai sur les Eléments principau.c de la représentation, p. 206.

truclion de la relation causale, dont Hamclin ne se dissimule pourtant pas qu'il est, aux premières années du xxe siècle, moins stable que le philosophe l'eût désiré : « Il faut bien convenir et que la conception de la mécanique est en ce moment très flottante et que d'ailleurs la mécanique la plus classique et la plus exclusivement « rationnelle » qui se puisse, n'a jamais réussi à projeter une lumière complète sur ses fondements, » (P. 253.)

Parmi les principes de la mécanique rationnelle, c'est l'égalité de l'action et de la réaction qui offre la formule la plus propre à recevoir l'estampille de la logique déductive : « Kant y voit avec raison une loi a priori. Mais la détermination réciproque n'est pas, comme il le croit, une relation différente de la relation causale : toute cause mécanique enveloppe une telle réciprocité. Pour mieux dire, l'action et la réaction égales entre elles ne font qu'exprimer sous l'un de ses aspects la dualité de la force, soit, pour nous, de la pression et de la tension. » (P. 257.) Sur quoi se trouve fondée dans Y Essai sur les Eléments principaux de la représentation une admirable construction dialectique de la pression et de la tension. Et nous devrions reconnaître que l'auteur a rendu intelligible entièrement — ou tout au moins adéquate au rythme universel de l'intelligence-, telle qu'il l'interprète — la notion de causalité, si nous pouvions d'abord accorder ceci : la liaison causale, en ce qu'elle a de spécifiquement causal, s'exprime effectivement par ce rapport de corrélation, fait d'opposition et d'équivalence, entre la cause et l'effet, qui se traduit nettement dans la pression et la tension par l'égalité de l'action et de la réaction, qui se retrouve encore, suivant Hamelin, comme « premier fondement de la conservation de l'énergie ». (P. 261.) Mais voici le fait auquel nous nous heurtons : la physique contemporaine a mis son veto sur cette expression du rapport causal. Elle oppose énergie et entropie, c'est-à-dire qu'elle ne nous permet plus de persister dans cette sorte de compromis grâce auquel on parlait tout à la fois le langage du mécanisme et du dynamisme. Nous ne pouvons plus fondre dans une représentation — ou tout au moins dans une formule — commune, la fonction substantialiste, qui retrouve l'identique à travers le changement, qui implique une exigence de permanence et de conservation, et la fonction" causatrice du changement en tant que tel, dont Kant avait déjà montré qu'elle est liée à l'objectivité intrinsèque du cours temporel, et qui se manifeste par l'irréversibilité. N'estil pas clair d'ailleurs que cette spécification de la causalité physique, précisément en tant qu'elle esLréfractaire et irré-

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ductible aux schèmes a priori des rapports purement mécaniques, est seule capable de satisfaire, sur le plan phénoménal, à la doctrine que Hamelin énonce à propos des théories, dynamistes ou mécanistes, de la matière : « c'est... l'agir qui fait l'être » (p. 255), et de lui donner toute la plénitude et toute la profondeur de sens qu'elle comporte ?

255. — Nous avons insisté sur la tentative d'Hamelin parce qu'elle offre le moyen de dessiner avec netteté la ligne de partage entre ce que nous avons appelé, pour la commodité du langage, une philosophie de la science, et ce que nous appellerons une philosophie de la pensée. Du point de vue de la philosophie de la science, le savoir scientifique est une forme encore accidentelle et provisoire de la connaissance : car la connaissance véritable réclame une construction rationnelle, suivant un rythme homogène et préétabli, auquel la nature est nécessairement fidèle. Le philosophe, sans qu'il s'arroge le privilège de prescrire aux savants leur tâche, anticipe néanmoins sur les résultats qu'ils obtiendront. De loin, en gros, il en détermine la forme inévitable. On comprend alors le reproche adressé par Hamelin à la conception kantienne de la causalité : Yidéalisme transcendantal requiert une expérience, dont les enseignements s'ajoutent aux formes de l'entendement et de l'intuition, sans s'y absorber ; il n'a de sens que s'il se double d'un réalisme empirique, tandis que le réalisme empirique est, aux yeux d'Hamelin, le. « substitut » d'un idéalisme absolu qui est destiné à en recouvrir le champ tout entier, si bien que toute1 trace de recours à l'expérience devrait finalement s'éliminer et s'effacer. De ce point de vue. qu'on pourrait désigner comme une sorte de réalisme transcendantal, on ferait légitimement grief à Kant d'avoir rompu dans sa déduction du principe de causalité, la symétrie avec les autres parties de X Analytique transcendantale, de s'être appuyé sur le contenu intrinsèque, et non plus sur la forme a priori, du temps. Mais dans ce cas, nous croyons en avoir fait la démonstration dans les chapitres précédents, cette faute fut en réalité « la faute heureuse », qui marque le tournant décisif du relativisme critique. Avec le système des catégories, Kant regardait encore vers le passé, vers Aristote et vers la scolastique ; il était, non seulement prékantien. mais précartésien. Avec la vue profonde et inattendue qui distingue, pour en montrer la corrélation nécessaire, forme de la permanence et contenu du changement, conservation et causalité, Kant s'oriente vers la physique expérimentale \ il dégage, et en un sens il définit déjà, les conditions fonda-

mentales de l'intelligence, telle qu'elle s'est manifestée en acte chez lés savants du xix° siècle. De la philosophie de la science, qui aboutirait à nier le devenir de la nature et le devenir do la science, s'opère par là le passage à la philosophie do la pensée, qui prend pour base la conscience de ce double devenir.

Cette philosophie de la pensée, on pourra dire que c'est un retour à la métaphysique ; mais, nous l'avons fait remarquer, en commentant une parole de Lucien Poincaré, c'est à la condition d'éclairer la portée de l'expression, de la dégager de toute équivoque. Et la meilleure méthode nous paraît être de nous, référer, pour le corriger, au langage positiviste. Entendue dans son sens le plus large, de façon à y englober la conception professée par les Encyclopédistes du xvme siècle, l'idée positiviste consiste à considérer la science comme constituée par des faits, de tel degré de généralité que l'on voudra, mais toujours objectivement inscrits dans la nature. Ces faits s'imposent à l'homme, abstraction faite des vicissitudes par lesquelles ont passé ceux qui les ont découverts et a fortiori ceux qui ont vécu antérieurement à ces découvertes. L'histoire des périodes préscientifiques est assurément précieuse pour le positivisme, qui prétend se démontrer à l'aide de la loi des trois états ; il n'en reste pas moins que son utilité principale est de nous apprendre à éliminer toute superstition surannée, à ne retenir que le positif luimême. Alors disparaît toute espèce de ratiocination touchant les facultés de l'esprit, considérées indépendamment de l'objet à connaître, tout inventaire des ressources de l'homme pour saisir la vérité, qui serait dressé en quelque sorte à vide et préalablement aux résultats fournis par l'emploi effectif des méthodes scientifiques. Chaque discipline, accumulant les faits dans une série unilinéaire et indéfinie, imposant l'incontestable continuité de son progrès, nous dispense de revenir sur nous-mêmes, et de nous regarder penser ; ce qui ne servirait qu'à suspendre en nous le cours de la pensée. L'appel à la conscience individuelle devient superflu. Aussi Comte pouvait-il écrire en mai 1822 : « Il n'y a point de liberté de conscience en astronomie, en physique, en chimie, en physiologie, dans ce sens que chacun trouverait absurde de ne pas croire de confiance aux principes établis dans ces sciences par •les hommes compétents l. » Ainsi se fonde, sur l'objectivité

société, apud Appendice général du Système de politique positive, 58 édit. 1895, p. 53.

nécessaires pour réorganiser la

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brute des résultats scientifiques, une conception toute mécanique, toute matérielle presque, du progrès. Et ainsi se comprend comment, avec le positivisme de Comte, la théorie encyclopédiste du progrès s'est retournée contre l'intention de ses promoteurs, aboutissant à restaurer le primat d'un pouvoir spirituel, la catholicité spontanée du savoir scientifique.

Suggérée par le premier essor de la physique mathématique, la conception comtiste s'est trouvée, dans un développement ultérieur de la même discipline, brisée par la résistance des faits expérimentaux à remplir les cadres d'une mécanique intégralement et définitivement constituée. On ne saurait concevoir de paroles plus directement opposées aux formules dogmatiques du positivisme que ces remarques d'Henri Poincaré (en tête du recueil de notices biographiques qui est intitulé : Savants et Ecrivains, p. vi) : « La foi du savant ne ressemble pas à celle que les orthodoxes puisent dans le besoin de certitude. Il ne faut pas croire que l'amour de la vérité se confonde avec celui de la certitude ; loin de là, dans notre monde relatif, toute certitude est un mensonge. Non, la foi du savant rassemblerait plutôt à la foi inquiète de l'hérétique, à celle qui cherche toujours et qui n'est jamais satisfaite. » La liberté de conscience s'est trouvée rétablie en physique, en astronomie, en géométrie même, non à la suite d'un mouvement brusque de revendication qui impliquerait un changement dans les mœurs et dans les esprits, mais, ainsi qu'il est arrivé vers la fin du moyen âge, parce que l'humanité s'est heurtée, pour les principes mêmes qu'elle avait le plus ardemment désiré placer en dehors de toute espèce de doute et de contestation, à une multiplicité d'interprétations également fondées, également autorisées entre lesquelles il était nécessaire de prendre parti, en exerçant la fonction spirituelle du jugement.

256. — En d'autres termes, l'avènement d'une philosophie de la pensée, par delà le système a priori de la déduction transcendantale, par delà l'état positif qui devait marquer la période ultime de l'évolution spéculative, est devenue inévitable du fait que les savants contemporains se sont rendu compte qu'il leur était de plus en plus difficile, qu'il leur était pratiquement impossible, d'étaler sur un seul plan tout le contenu de la science, ou, pour prendre une autre comparaison, d'entrer dans la science comme dans un monlin où tous les rouages sont également visibles et tangibles, isolables les uns des autres et susceptibles d'être ensuite réunis et engrenés, de manière à faire eux-mêmes la manifestation de leur liai-

son. L'intelligence du savoir scientifique réclame un effort de réflexion sur la perspective selon laquelle l'esprit dispose et les notions qui seront l'instrument de sa conquête et les donpar lesquelles l'expérience répond à ses questions, sur la façon dont l'adaptation du mesurant au mesuré permet d'établir la connexion et l'harmonie entre les notions d'ordre rationnel et les faits d'ordre expérimental. Et le secret de cette pers- ! active, nous ne le saisirons que si nous savons plonger dans le Lointain de l'histoire, si nous voyons comment, par l'élan de l'invention et par la réaction inattendue de l'observation, se sont développées, cristallisées puis rompues, les notions qui servent à mettre en équations le problème de l'univers, comment ont été refondues et assouplies, compliquées et subtilisées, les méthodes qui donnent le moyen de perfectionner sans cesse l'approximation des solutions atteintes.

Conclusion décevante, nous l'avouons une fois de plus, pour quiconque aspirait à une philosophie de la nature, ou du moins à une philosophie de la science. Notre enquête ne nous conduit nullement à fixer le tableau achevé du savoir scientifique, se distribuant dans des canaux tracés à l'avance, satisfaisant au goût de la symétrie, à la manie de la régularité. Ce qu'elle nous offre, c'est tout autre chose, et qui est, d'après nous, singulièrement plus riche : c'est le cours de la pensée avec les sinuosités et les coudes brusques, les lacs étales et les chutes rapides, des fleuves naturels. Prise à un moment donné, à l'époque actuelle par exemple, la pensée humaine représente un point particulier dans le cours du fleuve. Or ce qui s'observe en ce point : écartement des rives, inégalités de profondeur, volume et vitesse de l'eau, cela ne peut point se considérer à part, cela ne se comprend point par la seule inspection d'une portion isolée du fleuve. La nature, considérée indépendamment de l'esprit qui la connaît, est, à nos yeux, une abstraction, et semblablement la science considérée indépendamment de son devenir. La courbe déjà si compliquée, qui dessinerait, selon notre savoir d'aujourd'hui, la configuration de notre univers scientifique, n'exprime qu'une sorte de coupe instantanée dans la chaîne qui relie les unes aux autres, à travers l'évolution de l'humanité, les différentes courbes qui correspondent elles-mêmes aux idées que les diverses générations ont eues de l'univers.

La philosophie de la pensée se proposera précisément cle former cet enchaînement dont les visions successives de l'univers constituent les éléments, avec l'espoir d'aboutir à tout autre chose qu'à un agrégat d'opinions disparates et divergentes, de s'orienter vers une critique immanente, à la fois

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progressive et mutuelle. C'est ici, en d'autres termes, que le fond de notre étude viendrait en justifier le fond, et nous mettre en état de définir le sens du drame où l'humanité s'est trouvée engagée dès qu'elle a commencé à prendre conscience de son contact avec les choses. Nos premières démarches avaient consisté à suivre les actes différents de ce drame suivant le cours de leur apparition spontanée. Mais à la connaissance totale de la courbe parcourue jusqu'ici, nous allons demander de projeter la lumière d'une réflexion nouvelle sur les phases antérieures de la pensée, et en même temps d'éclairer d'un jour particulier la relativité du moment présent. La conclusion de notre ouvrage se présente ainsi comme une philosophie de l'histoire humaine, à la condition sans doute de ne pas donner à cette philosophie de l'histoire la forme d'un système calqué sur les anciens systèmes dogmatiques de la philosophie naturelle, de lui laisser la souplesse et la complexité d'un rythme de progrès, où se manifesteront la richesse et la fécondité de l'intelligence.

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