‹ L'Expérience religieuse de ChateaubriandChapitre 23 sur 126 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

« valent pas mieux. M. de Chateaubriand uie le feu, « comme vous savez qu'il nie tout, hors l'Evangile1. » Madame de Saman, une libre-penseuse, foncièrement anticatholique, d'origine protestante d'ailleurs, qui se vanta — peut-être trop — d'avoir attaché le grand homme à son char d'adorateurs, dit qu'il avait un esprit assez large pour qu'on pût « toujours s'entendre avec lui, excepté sur la religion catholique. »

Aussi, lorsque son illustre et malheureux compatriote, Lamennais, qu'il recevait volontiers, cherchait à entamer la question religieuse, il l'arrêtait brusquement : « Ah ! de grâce, mon cher ami, lui dit-il dans une visite que rapporte M. de Marcellus, de grâce n'engageons pas de discussion théologique. Je m'en tiens à mon Credo et j'y trouve ma consolation 2. »

Le Crovant dans le Pécheur.

Quelques esprits superficiels ont douté de la sincérité religieuse de Chateaubriand à cause des défaillances de sa vie privée. M. Bertrin consacre quelques pages de son livre à cette délicate question. Dans un chapitre intitulé u Chateaubriand et les femmes », il défend la réputation de l'illustre converti. Son plaidoyer serré, éloquent, d'une générosité visible, ne laisse pas de convaincre, sauf peut-être sur certaine particularité du Aoyage à Jérusalem. Et, encore une fois, peut-être...

Que nous importe, du reste ! Profitons plutôt de la

i. Marcellus, Chateaubriand et son temps.

a. Marcellus, Chateaubriand et son temps, 110.

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