‹ L'Expérience religieuse de ChateaubriandChapitre 29 sur 126 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

« nisme devait remettre son âme entre les mains de « Dieu.

u J'ai l'honneur d'être, etc.

« Degueiuvy, « Curé de Saint-Eustache. »

Les funérailles de Chateaubriand prirent le caractère d'un hommage national. Voici le récit qu'en a fait un de ses plus fidèles admirateurs, M. Edmond Biré qui nous a donné de si intéressantes éditions des Mémoires d'Outre-Tombe :

« Le samedi 8 juillet, un service funèbre fut célébré dans l'église des Missions-Etrangères, située rue du Bac, tout près de la maison mortuaire ; le corps fut ensuite descendu dans les caveaux de la chapelle, pour être de là, transporté à Saint-Malo. Le 18 juillet, dans cette dernière ville, eurent lieu les obsèques solennelles. La messe fut célébrée par le curé de Combourg. A l'élévation, par une inspiration touchante, la musique fit entendre la mélodie sur laquelle Chateaubriand a composé ces paroles si connues :

Combien j'ai douce souvenance Du joli lieu de ma naissance !

uAprès la messe, le cortège s'achemina entre les remparts et la mer vers l'ilot du Grand-Bé. Deux longues files de prêtres en surplis serpentaient sur la grève. Les bannières des gardes nationales venues des diverses villes de la Bretagne flottaient aux vents ; les casques resplendissaient au soleil. Le canon tonnait par intervalles. Une foule innombrable couvroit les remparts de Saint-Malo, qui s'élèvent si formidables au-dessus des rochers à pic et de la mer. Tous les récifs, tous

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