‹ L'expérience religieuse: essai de Psychologie descriptiveChapitre 9 sur 42 · DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR

Ce liçreest la traduction légèrement abrégée des Yarieties of Religions Expérience de William James. Il a rep rodait dans cet ouçrage deux séries de conférences données en igoi et igoa à Edimbourg.

J'ai tâché défaire passer en français tout V esprit et même toute la sapeur du texte original. Sur Vinçitation expresse de M. James, j'ai usé de quelque liberté en ce qui concerne les mots, les metaphores et la disposition des phrases. En me donnant gracieusement t autorisation de le traduire, il m'exprima sa çiçe répugnance à çoir transcrire mot à mot et calquer serçUement sa libre prose. A plusieurs reprises, lorsque je lui communiquai des fragments de ma traduction, il me pressa éT être plus hardi, m' assurant qu'il se fiait à moi sans réserçe, pour les modifications qui me paraîtraient opportunes. J'usai discrètement de ce droit redoutable. Je eras, néanmoins, en ce qui concerne certains détails de style et de composition, qu'il conçenait de suiçre les habitudes françaises, plus méthodiques, plus scrupuleuses et pour ainsi dire plus classiques, afin de donner à ce liçre si oaptiçant un tour qui ne sentit pas trop la traduction.

Qu'on se rassure d'ailleurs : les changements les plus notables ont été ou bien proposés ou bien acceptés par l'auteur. C'est dun commun accord que nous açons choisi le titre français du liçre, et c'est lui-même qui a eu l'idée du sous-titre. Le Sommaire du début a été rédigé par moi ; il diffère un peu de l'ordonnance du

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ijolume anglais * ; j'ai çoulu rendre plus apparent le plan de V ouvrage, M. William James m'a dit qu'il approuQait pleinement cette distribution nouçelle et les titres de mes chapitres *. Enfin, malgré ses travaux et ses fatigues, il a consenti à lire en épreuQes les 144 premières pages de ma traduction, en la comparant à son texte, et m'a exprimé son sentiment dans une lettre qu'il m'oatorhe à publier :

« Cambridge (Massaohusetto), 10 juillet 1905.

» Mon cher Abauzit,

» Vous avez exaucé ma prière, de ne pas me défigurer auprès du public français par une de ces traductions mot-à-mot dont j*ai déjà été plus ou moins la victime. Jamais traduction ne m*avait autant satisfait. \'ous avez par endroits donné un peu plus de concision à mon style, et par là vous Tavez amélioré. Vous avez opéré quel quea transpositions que je trouve heureuses. Somme toute j* estime, d'après les i44 pages que je viens de lire, que votre travail est, en son gem*e, un chef-d'œuvre.

» Toujours à vous,

» William James. »

Pour les nombreuses citations, si bien choisies et si bien traduites par M. James, qui font de son liçre comme une anthologie d*6xpériences religieuses, je ne pouvais user de la même liberté. J'ai cru deçoir les traduire aussi littéralement que possible, avec le scrupule qu'on apporte à la transcription d'an texte classique ou d'un document psychologique. Je me suis même imposé la

(r) On trouçera reproduite la diatribation du Uvre original dans la Table des Matières.

foi} M. Janiea a lui-niéme rédigé en français un paragraphe de la Conclu. sion. il m'a indiqué deux suppressions àjaire, Vune au début du premier chapitre. Vaut te au chapitre VIL J*ai pris soin de lui communiquer deux ou trois passages oà j'avais cru devoir remanier très légèrement V ordre des idées.

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