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LA QUESTION DES SUCCURSALES

L’assainissement des banques et leur stabilité auront été acquis en définitive grâce au contrôle très étroit d’un organisme officiel. On peut se demander si le développement d’un système de banques à succursales tel que celui de l’An- : gleterre ou de la France n’eût pas été préférable.

Les faillites qu'ont connues les banques américaines et en particulier la crise de 1933 ont été la reproduction, toutes proportions gardées, de ce qui arrivait en Angleterre avant l'établissement des « Big Five ». C’est encore à l'heure actuelle l’opinion d’un grand nombre de techniciens et d’hommes d’affaires que de puissantes banques avec de nombreuses succursales seraient une solution meilleure que l’organisation actuelle. |

La gestion de ces banques est plus sûre parce que la répartition des risques est plus facile. Leur personnel peut acquérir un meilleur entraînement et une formation plus

complète. Les dirigeants de ces grandes banques montrent en général une compréhension plus juste des intérêts du pays.

Depuis quelques années, le nombre des succursales à augmenté. Il atteint maintenant 18 p. 100 environ du nombre des banques, tandis que le nombre des établissements de banque à diminué.

Nombre de succursales en 1933 : 2.788 Nombre de banques : 17.140

ra a 1934 : 3.009 ee TE Le su 1935 : 3.151 PES Re ne = a 1936 : 3.206 SP RU ET 2 ue 1937 : 3.401 Et Mes

Ces succursales ne s'étendent que dans des régions limitées.

En 1937, 18 États permettaient l'établissement de succursales dans tout leur territoire.

17 États accordaient le droit de les établir dans certaines régions administratives seulement : comtés, districts. ‘ 9 États les prohibaient complètement.

5 États n’avaient pas de législation les concernant.

Toutes les tentatives faites pour élargir le territoire dans lequel une banque pourrait créer des succursales se sont toujours heurtés à l'hostilité des États. En 1936, un amendement fut présenté au Congrès permettant à une banque nationale d’établir de nouvelles succursales à l’intérieur du district de Réserve Fédérale où elle à son siège social, pourvu que les lois des États intéressés autorisent les succursales. Une opposition vigoureuse dont les arguments depuis la fin du x1x® siècle n’ont pas varié, se dressa contre une telle mesure. Une banque pouvant rayonner sur plusieurs États briserait leur autonomie dans le domaine bancaire. Les succursales seraient dangereuses pour les affaires, l’industrie, l’agriculture des petites villes. Elles entraîne-

raient un resserrement de crédit pour les petites localités, tandis que les fonds du pays seraient centralisés au loin dans les institutions financières des grandes villes.

L'organisation actuelle de la F. D. I. C. à cependant réduit considérablement les droits des États, et depuis longtemps Chicago et surtout New-York détiennent une grande partie des ressources bancaires.

Maïs le système de la banque unique à des racines profondes dans l’histoire des États-Unis. Il porte la trace de l’économie de pionnier où chacun peut se créer une place. Il est l'expression de la jalousie des États entre eux, des populations agricoles contre les petites villes, des petites villes contre les grandes.

L'opinion la plus couramment répandue, se trouve résumée dans les paroles suivantes prononcées lors d’un congrès de banquiers : : « Nous avons confiance dans le système américain des banques nationales et des banques d'État. Nous croyons que le système américain convient au caractère, aux besoins, aux aspirations du peuple américain. Nous croyons que le système bancaire à plus contribué au progrès et au développement de la Nation, à son rapide développement économique et au niveau de vie élevé de son peuple, qu'aucun autre système bancaire n’a jamais contribué dans aucune autre nation du monde. Nous reconnaissons qu’il n’est pas parfait, qu’il y à eu des faillites, que des déposants ont subi des pertes, mais que ces faillites et que ces pertes ont été relativement faibles en comparaison du progrès économique accompli. D’autres systèmes peuvent convenir à des peuples de tempérament différent, de civilisation plus ancienne... »

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