INTRODUCTION
chargés de leur proposer un plan d'assainissement, celles dont la situation était définitivement compromise devaient - entrer en liquidation.
Quelque temps.après fut promulguée une:autre loi, ban- £aire destinée .à .réformer certains défauts. d'organisation. -et à mettre fin.à.des opérations dangereuses pour la solidité des banques : séparation des banques : d’affaires et .des banques .de dépôts, limitation des. avances .sur titres, réglementation des « holdings ». Une enquête menée par une Commission du Sénat avait révélé. les profits. seandaleux retirés lors de l’émission de titres par certains banquiers :et .les -abus «commis impunément par eux en spéculant avec des fonds queleurprocuraient leurs. banques. Les conclusions -de:cette Commission furent.à la base du Banking Act.de juin 1933, ainsi .que du « Securities.and Exchange Act » édicté quelque temps'après pour réglementer les bourses de valeurs. Cet «.Act » renforce aussi -la responsabilité des personnes participant aux .émissions -et limite les profits qu’en peuvent retirer.les banques.
Pour atteindre le but. qu’il s'était fixé. deifaire remonter les prix le Président, tout en -édictant deux lois, l’Agri- .cultural Adjustement Act et le National Recovery Act, « véritables chartes .de l’agriculture et de l’industrie 1 », dont le principe est de rétablir .oude.maintenir le niveau général des.prix, agit aussi sur la monnaie. Il s’efforça, par une dépréciation systématique du dollar, de rendre -de nouveau possible l’acquittement des. créances sans apporter de charges insupportables aux débiteurs. « Une « liquidation s'imposait .après les immenses opérations de «.crédit de guerre et .d’après-guerre. Deux méthodes
1. À. Siegfried et autres. « L’économie dirigée », publié par la Socrété des anciens élèves de l’Ecole des Sciences Politiques, 1934.
« étaient concevables : la réduction franche (l’amputa- « tion de 1/2, 1/3, 1/4); ou la réduction par la hausse « artificielle des prix et par les sortilèges monétaires. La « réduction de 1/2, 1/3, 1/4, aurait exigé la liquidation « une par une de toutes les créances ; une liquidation de « toutes les banques, de toutes les affaires, des fermiers «en difficultés ; une liquidation des hypothèques. C’est « par millions que les créances auraient dû être révisées. « Le Président à hésité devant une entreprise aussi for- « midable, aussi longue, peut-être impraticable.. Il à opté « pour la faillite monétaire :. »
Le Farm Relief Currency and Inflation Act donnait au gouvernement le pouvoir de réduire de moitié la quantité d’or contenue dans le dollar et l’autorisait à émettre 8 milliards de « greenbacks » (bons du Trésor assimilables à de véritables billets de banque).
L’inflation, adoptée comme le seul remède possible, devait trouver aussi une application dans la politique de revalorisation du métal argent. Pour des raisons analogues à celles qui donnèrent au problème du bimétallisme une importance si grande dans la vie politique des États-Unis au xixe siècle, à savoir la satisfaction des intérêts des États producteurs qui sont en même temps des États agricoles, une loi, le Silver Purchase Act, fut votée en 1933. Elle à pour but d’aecroître le stock monétaire d'argent, de façon qu’il atteigne le quart de l’encaisse métallique or. Le stock de métal argent détenu par la Trésorerie passa de 454 millions d’onces le 30 juin 1934 à 2 milliards 62 millions d’onces le 30 juin 1938. Le renchérissement de l’argent, conséquence des achats de la Trésorerie américaine