OBLIGATIONS
à long et à court terme. ACTIONS TOTAL LODEL AS 2.619,9 6.756,6 9.376,95 DOS AnNUL A Ne 619,8 24,0 643,8 LOSSIN EAN Nr 22752 452,5 379,7 RO RENAN SEA TN ENT 455,2 34,5 489,7 5 5 ANS 0e PAT AI 2.416,5 150,7 222672 101000 0 pile 4.026,0 552,8 4.578,8
(Millions de dollars.)
La part plus importante des émissions d’obligation tient à la situation du marché dont les taux très bas font préférer le financement par l’emprunt plutôt que par des augmentations de capital. La politique du « Keeping Strong » suivie par beaucoup d’entreprises, leur permet de financer elles-mêmes leurs projets d’extension sans faire appel à de nouveaux capitaux. Les emprunts effectués par les sociétés servent à des opérations de conversion ou de consolidation de leur dette obligataire. Pour 1936, sur un montant total émis de 4 milliards 578 millions de dollars, 1 milliard 194 millions était du capital nouveau, 3.384 millions ont servi à des opérations de refinancement. L’allégement des
charges d'intérêt à pu se poursuivre facilement car les taux pratiqués ont été très faibles, les plus faibles depuis la dépression qui avait suivi la panique de 1893
Rendement des obligations.
FONDS OBLIGATIONS OBLIGATIONS fédéraux municipales industrielles 12 émissions. 15 émissions. 40 émissions.
Moyenne 19330 0-R- 3,21 4,71 5,32 Moyenne ose PE RS 10 3,95 4,52 MoyennemI35 AT er 2,70 3,16 4,02 J'AnVIér 1198 6208 ENT ANNEE 2,68 2793 3,09 AUDIT OS CNE NME TE DR | 2,76 8,97 JULIE I 986 SRE RP AE 250 2,70 3,92 Octobre 936 RM MNT RD 022 2,58 3,42 JANViOrAOS 7 NE SE Rae 0229 2,31 3,36
Cet abaissement progressif des taux d'intérêt était certainement l’un des meilleurs indices susceptibles d’entretenir la confiance en l’avenir. La politique d’argent à bon marché ne suffit pas à elle seule à assurer le retour de la prospérité, mais dans la situation telle qu’elle se présentait à la fin de 1936, on pouvait trouver d’autres éléments susceptibles d’affermir l’optimisme des industriels et de la Bourse. Le niveau général des affaires ne dépassait pas encore les 3 /4 de celui de 1929. Si dans les industries de biens de consommation, un certain engorgement des marchés pouvait être redouté, ainsi que l'indiquait l'emploi des ventes à prime, les industries de biens durables et surtout celles de biens de capital n’avaient pas à craindre une diminution de leur activité ; le renouvellement de l’outillage et l’exécution des plans d’agrandissement étaient à peine commencés.
Les prix en général n’avaient pas varié. Le National Industrial Conference Board estimait que le prix de la vie n’était que 1,8 p. 100 plus haut qu’en 1935. Le point cri-
tique au delà duquel toute augmentation de prix entraîne une régression de la demande était loin d’être atteint.
L'augmentation des émissions pour le compte des sociétés et le volume des prêts commerciaux : montrait que l’initiative privée, si elle était encouragée, viendrait suppléer le gouvernement dans la tâche qu’il s'était assigné.
L'intervention de l’État avait réussi à amorcerla reprise, l’essor économique pouvait être consolidé si les initiatives particulières étaient appelées à jouer de nouveau leur rôle. L'évolution poursuivie pendant les deux derniers trimestres de 1936 était particulièrement favorable. On pouvait constater que l'État n'avait plus la place prépondérante dans le développement de l’activité. L’année 1937 s’annonçait comme devant marquer la fin de la politique financière du New Deal et le retour à l’équilibre budgétaire. L'arrêt des emprunts permettrait aux banques de cesser leur soutien au Trésor et de reprendre leur fonction normale qui consiste à fournir directement des capitaux à l’industrie, au commerce et à l’agriculture. L’amélioration du problème financier envisagée comme réalisable à bref délai faisait disparaître une des raisons principales de l'inquiétude qu’éprouvait encore les milieux d’affaires.
1. Les prêts qualifiés dans les bilans des banques « Other loans » et destinés à l’industrie, au commerce, à l’agriculture avaient augmenté
de près de 1 milliard pour les banques affiliées passant de 5 milliards 175 millions le 31 décembre 1935 à 6 milliards 172 millions le 31 dé-
cembre 1936.