‹ L'explication françaiseChapitre 7 sur 23 · Garde-robe, tablier · texte numérisé non relu

Garde-robe, tablier

brassières qui ne lui venont pas usqu'au brichet S el, en glieu de rabat, un grand mouclioir de cou à re/ia ?.veuc quatre grosses houppes de linge qui leu pendont sur l'estomaque. Ils avont itou - d'autres petits rabats au bout des bras, et de grands entonnois de passement aux jambes, et parmi tout ça tant de rubans, tant de rubans, que c'est une vraie piquié. Ignia pas jusqu'aux souliers qui n'en soiont farcis tout depis un bout jusqu'à l'autre, et ils sont faits d'une façon que je me romprais le cou aveuc.

CHARLOTTE

Par ma fi, Piarrot, il faut que j'aille voir un peu ea.

C'est moins là une description qu'un récit. Ce n'est point en effet, la description de don Juan habillé, c'est le réc't de don Juan s'habillant. Pierrot commence, il est vrai, par parler de la dernière pièce endossée, celle que les courtisans « boutent après tout » (les cheveux qui ne tiennent pas à leur tète , parce que rien ne l'a étonné davantage et qu'il veut donner tout de suite à Charlotte, par un fait significatif, une idée de la singularité du costume qu'il vient de contempler. Mais, ensuite, de peur de rien oublier, il décrit les pièces de ce costume dans l'ordre même où il les a vu mettre. Sa description est ainsi le récit d'une action, et voilà déjà qui la rend dramatique.

Elle l'est encore pour d'autres raisons. Elle est toute mimée, je veux dire qu'à la représentation elle est accompagnée de gestes expressifs, que le texte lui-même suggère à l'acteur. Celui-ci devra imiter lourdement le geste du courtisan qui pose les faux chcACux sur sa tête. Par un geste d'une ampleur comique, il montrera aux yeux de Charlotte et des spectateurs l'incroyable largeur des manches de la chemise et celle du garde-robe qui sert de pourpoint. En faisant de ses deux .mains réunies par les extrémités des doigts une manière d'entonnoir, il fera voir la forme des canons. Surtout il montrera sur lui-même la place de chaque pièce.

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