‹ L'exploitation de notre empire colonialChapitre 113 sur 130 · INQUIÉTUDES PROTECTIONNISTES · texte numérisé non relu

INQUIÉTUDES PROTECTIONNISTES

accueilli ces paroles, car c'est une vérité essentielle au camp protectionniste que les colonies doivent s'organiser pour nous envoyer les seules productions dont nous avons besoin ; qu'elles doivent être un auxiliaire et un complément de la production nationale, jamais des concurrents * ; que les seules industries coloniales qui peuvent être fondées sont celles qui ne pourront jamais faire concurrence aux industries françaises^.

Il importe donc, et au plus vite, de prendre des mesures. « Si nous laissons les industries s'installer dans les colonies, a dit M. Méline dans une réunion de la Société d'Économie Politique Nationale, les capitaux iront également s'y installer ; on y amènera des contremaîtres, des équipes d'ouvriers et dans ces conditions, rien ne sera plus facile que d'y faire fonctionner les industries exactement comme elles fonctionnent en France^. » Et dans une aiitre réunion, M- Méline, complétant son idée, a proposé, — sous le prétexte que les impôts peuvent être moins lourds aux colonies qu'en France et la main-d'œuvre meilleur marché, — d'entraver par des mesures spéciales le développement de l'industrie. « Il faudrait, a-t-il dit, imposer sous une forme quelconque aux établisselïients industriels qui essayeraient de se fonder aux colonies, une taxe suffisante pour rétablir l'égalité

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