Théht, loc. cit
3*24 l'e\i»loitatio\ de >otre empire colonial
dans la production entre eux el les établissements français de la métropole. » De son côté, M. Théry estime, qu'a fin d' « orienter immédiatement le développement de nos colonies » vers la production du coton, du café, de la soie, il convient de les « prévenir loyalement » que leurs céréales, leur bétail et leurs vins a seront frappés à leur entrée en France des mêmes droits que les produits similaires étrangers. »
Voilà donc les nouveaux coups qui menacent nos colonies.
Ils sont aveugles, en vérité, les protectionnistes qui prétendent arrêter par quelques mesures fiscales, ou quelques taxes douanières, le développement naturel et rationnel des pays neufs ; qui, à la dernière heure de notre siècle, se refusent à voir que les temps sont passés où les conditions spéciales de l'industrie à ses débuts assuraient à quelques nations le monopole de la fabrication et paraissaient condamner les autres à n'être perpétuellement que des acheteurs î Ils sont aveugles aussi, les Français, qui, en vue de servir quelques intérêts particuliers, menacent de faire de notre empire colonial une charge sans profits et sans gloire, quelque grande œuvre avortée qui demeurerait comme un gigantesque témoignage de notre impuissance !
Est-il besoin de dire que nous ne saurions donner notre approbation aux mesures proposées par les protectionnistes ? Outre qu'il serait souverainement injuste de taxer ou de contrarier, en aucune manière, les émigrants qui se rendraient dans nos possessions,