LES CULTURES COLO>JIA.LES
il demeure évident, et nous Pavons déjà dit, que rien ne saurait être plus désirable, plus avantageux pour la France elle-même que la mise en valeur de son domaine d'outre-mer.
Si Ton envisage, d'abord, l'avenir de Tagriculture coloniale, on reconnaîtra qu'il est souhaitable que les colons tournent de préférence leur activité vers la production du coton, de la laine, des soies, du café, des graines oléagineuses, l'exploitation des bois et du caoutchouc. Ces « produits exotiques », et quelques autres, représentent pour la France une importation annuelle de i milliard 25o millions et, dans ce total, les importations coloniales n'entrent à l'heure actuelle que pour 75 millions*. Ainsi le Conseil général du Sénégal donne un exemple qui mérite d'être suivi en promettant une prime aux colons qui feront des plantations d'arbres et de lianes à caoutchouc. Mais comment, d'autre part, refuserait-on de tenir compte des convenances et des possibilités des colons? Ici, ils pourront juger qu'il est plus profitable pour eux de cultiver les céréales ou d'élever le bétail ; ailleurs, le climat ou les qualités du terrain seront contraires aux cultures des produits qui manquent à la métropole. Il convient donc qu'ils demeurent libres dans leurs entreprises, que l'administration accorde à tous les mêmes facilités et que les jardins d'essai poursuivent leurs expériences aussi bien sur les variétés de blé, dont Tacclimatation serait possible dans le pays,