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que «UT les espèces de caféiers susceptibles d'y réussir. Pour ce qui est de Timportation en France des produits de l'agriculture coloniale, le système de la franchise ne saurait déplaire à ceux qui souhaitent, avant toute chose, la mise en rapport de nos colonie> et qui estiment que plus elles vendront dans notre pays, plus elles y achèteront. Si, toutefois, les protectionnistes ont encore la majorité dans les assemblées et prétendent distinguer, suivant l'expression de M. d'Esloumelles, entre «t les marchandises dont nous sommes déjà surabondamment pourvus » et « celles dont nous avons besoin », ils devront tout d'abord s'entendre entre eux, et peut-être éprouveront-ils quelques difficultés à le faire. Il suffira pour le montrer de rappeler un incident assez récent. Les « protectionnistes agricoles » ne voient pas sans inquiétude Tlndo-Chine augmenter ses envois de riz en France, grâce au régime de l'exemption . Ceux-ci ne représentaient que 9260000 kilogs en 1890 et, en 1898, ils se sont élevés à i4o millions. Or, le riz se distille comme la betterave, il alimente les « distilleries industrielles » et fait ainsi une redoutable concurrence aux « distilleries agricoles » et à la « betterave nationale ». Les députés des départements intéressés ont donc réclamé, il y a environ une année, rétablissement d'un droit de 4 francs par 100 kilogs sur les riz et maïs, entrant en distillerie '. Mais aussitôt les
I . Proposition de loi déposée à la Chambre des députés le ^ février 1899.