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3. A l'heure présente la question est encore entière. Le ministre de l'Intérieur a récemment amené les députés de l'Algérie à retirer un amendement, — très incomplet d'ailleurs, — qu'ils avaient présenté à la loi de finances de 1900 dans l'intention de réaliser « le budget intégral » dès a le 1^' janvier 1901. ». La Chambre a seulement voté (séance du 19 mars 1900) une motion invitant le gouvernement « à déposer un projet de loi organisant le budget intégral de l'Algérie à partir de l'exercice 1901 . » Dès lors, c'est aux ministres de l'Intérieur et des Finances qu'incombe le soin de préparer un projet d'ensemble sur le régime financier de notre grande colonie.

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Dans un ordre d'idées différent, mais voisin cependant, il convient de rappeler que, suivant une expression très juste, la réforme des conventions algériennes est une question de moralité publique. En 1898, une commission avait été instituée au ministère des Travaux publics pour étudier la revision de ces actes, mais le silence s'est bientôt fait sur ses travaux ; une autre commission a été nommée depuis, qui a remis son rapport il y a peu de mois. Il est temps d'aboutir. D'ailleurs, avec les années, la situation se simplifie ; les compagnies deviennent rachetables^, et dès lors il est facile de trouver un système d'exploitation rationnel, en même temps qu'économique, des voies ferrées. Il devrait, semble-t-il, comporter l'unification des réseaux. Lorsque ce système fonctionnera, les a garanties d'intérêts » ou les « déficits d'exploitation » des lignes algériennes ne devront pas demeurer à la seule charge des contribuables métropolitains. Il sera juste de mettre à la charge des Algériens d'abord une part, puis la totalité de cette dépense.

Il y a peu de choses à dire sur la Tunisie. Si l'on excepte la garantie d'intérêt exigée par la ligne de la frontière algérienne à Tunis, et qui résulte d'une convention passée avant l'établissement du Protectorat, la Régence n'impose d'autre charge appréciable au budget français que les dépenses militaires. Or, en ce moment même, le trésor beylical vient de s'engager

I. Le P.-L.-M. est rachetable depuis 1876 ; Y Ouest Algérien depuis 1898 ; la Franco-Algérienne, depuis 1899 ; VEst Algérien le sera en 1900; le Bône-Guelma en 1903.

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