LA RÉFORME DU BUDGET COLOΫIAL IO
à contribuer jusqu'à concurrence d'une somme de 5oo 000 francs aux travaux de fortification et de casernement entrepris en Tunisie par les ministères français de la Guerre et de la Marine*. Cette première « contribution » est de bon augure et permet d'en espérer d'autres par la suite. Il conviendra cependant que le ministère des Affaires étrangères veille à ce que certaines dépenses de personnel, peu utiles, qui ont été inscrites dans les trois derniers budgets ne s'accroissent pas. La crainte du fontionnarisme est une règle dont il ne faut point se départir.
Tandis que le ministre de l'Intérieur prépare encore la réforme du budget de l'Algérie son collègue des Colonies vient d'obtenir du Parlement la réforme partielle, sinon totale, du budget colonial et des budgets locaux. Cela est fort important.
Depuis plusieurs années on sentait confusément, de divers côtés, qu'il convenait de « faire quelque chose », de remédier au mal. D'une part, plusieurs publicistes coloniaux et quelques membres des Chambres, — parmi lesquels les rapporteurs du budget des Colonies, — étaient amenés à faire les constatations si suggestives que nous avons rappelées nous-même. Ils apprenaient le système anglais, appréciaient ses heureux effets; ils comptaient ce qu'avaient coûté aux contribuables métropolitains, et ce