‹ L'exploitation de notre empire colonialChapitre 40 sur 130 · I. Décret beylical du 26 septembre · texte numérisé non relu

I. Décret beylical du 26 septembre

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que coûtaient encore le chemin de fer du Sénégal, le chemin de fer et le port de la Réunion ; ils constataient l'incessante augmentation de notre budget colonial, en même temps que la mauvaise administration des budgets locaux. D'autre part, les ministres, animés d'un nouvel esprit, veillaient à ce que les jeunes colonies de la côte occidentale d'Afrique fussent organisées avec économie*; le gouverneur général de rindo-Chine mettait à la charge de son budget l'entretien des troupes indigènes, auparavant supporté par la métropole. En même temps, les Chambres, afin d'affirmer leur désir de voir réduire les dépenses coloniales, rappelaient les principes posés dans le sénatus-consulte de 1866, exigeaient de nos possessions une contribution aux charges générales de l'Etat et fixaient le chiffre que chacune d'elles devait verser annuellement. (Loi de finances du 28 avril iSgS.) Ces diverses mesures étaient louables, mais on sentait qu'elles ne procédaient pas d'une idée générale. D'ailleurs, la contribution obligatoire imposée à nos colonies, calculée sur une fausse appréciation de leurs facultés, ne produit qu'une somme fort médiocre^; elle a, en outre, le défaut d'augmenter

1. Les colonies de la Guinée, de la Côte-d'Ivoire et du Dahomey ont été organisées de telle sorte qu'elles n'imposent au budget métropolitain aucune dépense pour leurs services civils. Elles suffisent à tout et payent même le traitement de leurs gouverneurs. Cela est à l'éloge des administrateurs qui les ont organisées.

2. Au budget de 1899, dans le tableau des « recettes en atténuation de dépenses », les « contributions des colonies aux dépenses civiles et militaires qu'elles occasionnent à l'Etat »,

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