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CHAPITRE III

LES COMPAGNIES PRIVILEGIEES DE COMMERCE EN d'exploitation

I. — Retour de plusieurs nations coloniales au système des grandes compagnies. — Des avantages que présentent ces compagnies pour la mise en valeur des pays neufs. — Théorie du monopole. — Sa justification.

II. — Les grandes compagnies anglaises. — La Nigeria et la Rhodesia. — Faits et résultats constatés. — Services économiques et politiques rendus.

L'Etat Libre du Congo et les compagnies privilégiées belges. — Avantages qui sont assurés à ces compagnies. — Leurs charges.

— Importance de leurs affaires. — Le commerce du Congo belge.

III. — La France pendant dix ans* n'a pas suivi l'exemple des nations voisines. — Vaines discussions sur les compagnies privilégiées. — Justes observations de M. Lavertujon. — Histoire des concessions Verdier, Daumas et Barboutié. — Nomination d'une « commission des concessions » en 1898.

— Son œuvre. — 4o compagnies privilégiées dans le Congo français.

IV. — Discussion du cahier des charges type de 1899 imposé à ces compagnies. — Droit d'exploitation pendant 3o ans ; pas de monopole. — Graves obligations imposées aux concessionnaires quant à la navigation. — Le gouvernement aurait dû constituer une compagnie de navigation. — Obligations financières trop onéreuses. — Contrôle administratif. — Obligagations qui affectent l'exploitation commerciale. — Craintes que font naître ces différentes dispositions. — Opposition entre le fonctionnaire- contrôleur et le négociant-contrôle. — Une concession en terre africaine n'est point un cadeau. — Nombreuses difficultés que doivent rencontrer les compagnies

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sur les terres nouvelles. — Des conditions propres au commerce africain. — Risques auxquels sont exposés les capitalistes. — La réussite des sociétés belges au Congo. — Conditions spéciales dans lesquelles elles se sont trouvées. — Les sociétés françaises rencontreront des conditions moins favorables. — But de nos critiques. — Réserve avec laquelle l'administration devra appliquer le cabier des charges.

V. — Il convient que la commission des concessions étudie de nouveaux cahiers des charges pour nos autres possessions africaines. — Situation particulière qu'elle rencontrera au Soudan. — Résultats obtenus dans ces régions par l'initiative privée. — Comment il est possible de concilier les droits de celle-ci avec l'octroi de certains privilèges à des sociétés nouvelles.

Les emprunts coloniaux ne sont pas les seuls placements que nos établissements d'outre-mer offrent aux rentiers.

Ils ont, à la vérité, un avantage qui les fera rechercher par beaucoup de pères de famille, c'est qu'ils assurent un revenu fixe. Mais, il est d'autres entreprises qui sollicitent à la fois les intelligences et les capitaux et qui, si elles ne promettent que des « revenus variables » peuvent donner en revanche de plus larges profits. Les sociétés de navigation et de commerce, d'agriculture et de plantation, l'exploitation des forêts et des mines, les industries, les banques, réclameront peu à peu des milliards. C'est du nombre et de la prospérité de toutes ces entreprises, — petites, moyennes et grandes, — que dépendra l'avenir de notre domaine colonial.

Notre intention n'est point d'étudier successivement chacun de ces modes de l'activité métropolitaine aux colonies. On a parlé, du reste, dans la première

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partie de ce travail de rétablissement des colons dans nos différentes possessions, des concessions de terre, des cultures, des jardins d'essai, des industries et Ton traitera plus loin de Tinfluence du régime douanier sur le développement du commerce. Mais, les banques et plus encore, les grandes compagnies de commerce et d'exploitation présentent une importance particulière ; elles ne peuvent, d'ailleurs, se fonder qu'avec l'aide du gouvernement ; elles atten dent de lui des privilèges ou des monopoles. Pour ces raisons, elles doivent retenir notre attention.

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