III. LE5 0>MP*:x:v> p^lTlLC^ilÎEï DC CO^tGO FRANÇAIS
Prur.^1. î enln? t "j- ce> exemples donnés par ï\iu:]^'ierre. l'Al^iiia-:ii^, le Portugal, TËtat Libre, noire pavs n'en a-l-il -ui\i aucun? Les avis ne lui ont point manqué.
Il Y a dix ans que p»ur la première fois, plusieurs hommes j)olilique> parmi lesquels Jules Ferry, plusieurs publicisles |)armi lesquels M. Leroy-Beaulieu, une commission présidée par MM. Jules Roche et Etienne', ont réclamé la constitution de grandes comfiagnios coloniales. On disait alors, et on a répété
1. 45 2 '17000 francs o>l le chiffre du « commerce spécial » dont 22 iG3ooo francs d*e\|K>rtalions el 23o84ooo francs d*im- Ijortationp.
Le total du a commerce général » est de 5 millions plus élevé, — 5 millions dont les colonies portugaises prennent la part la plus importante, car elles exportent notamment, par la voie belge, 812000 francs de caoutchouc alors que nous en faisons j-asser seulement pour 188000 francs.
2. Les statistiques de 1898 évaluent le commerce total du Ciabon-Congo à 10 539 000 francs.
'.\. (îcUe commission, nommée en 1890, a rédigé en 1891 un |ii'f»j(4 de loi sur « les compagnies de colonisation » que le gou- H't'fiïMneiil s'est a|»pro{>rié et a déposé au Sénat (16 juillet
LA QUESTION DES COMPAGNIES EN FRANCE l65
bien des fois depuis : « Il faut distraire dos 8 millions de kilomètres carrés que nous possédons en Afrique : i° quinze cents kilomètres représentant l'Algérie, la Tunisie, la Réunion, les petites îles, Obock; 2® les cinq cent mille kilomètres environ formant les portions directement administrées du Sénégal, du Gabon, du Dahomey ; 3^ le million de kilomètres du Sahara, non parce que ce pays n'est pas administré, mais parce qu'il est supposé stérile. Ces disjonctions ainsi largement consenties, il subsiste encore une superficie de 5 millions de kilomètres carrés, inoccupés, quelques-uns inexplorés, quelques-uns à peine connus, mais dont nul ne peut dire qu'ils ne soient pas, peut-être, plus riches et plus fertiles que tout le reste... La non création de compagnies les livre à l'abandon... Ayant tant convoité et tant accaparé, comment ne rien utiliser * ? » On rappelait encore que le gouvernement tenait de l'article i8 du senatus-consulle de i854 le pouvoir de créer des compagnies par simple décret, sans réclamer des Chambres le vote d'aucune loi spéciale : « Les colonies autres que la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, y est-il dit, seront régies par décret, jusqu'à ce qu'il ait été statué à leur égard par un senatus-consulte. » Mais, sur la portée de ce
1. Proposition de loi concernant « les com[)agnies privilégiées de colonisation » déposée par M. Lavcrîiijon, sénateur en janvier i8t)6 et comme suite à son rapport de juin 1895 sur le même sujet, présenté au nom de la commission chargée d'examiner le projet déposé en 1891 par le gouverneinont.
iGt» L*E\Pt'»IT%TK«A DE ViTHE EMPIRE COLOMAL
le\U lui iijrii>e l»^ pariions des compagnies se divisaient. Tan lis que le> un> jugcaienl inutile Tinter- \ention du Par^nienl . les autres la proclamaient indi>pen>*îMe. c On orée, disaienl-ils, un droit nouveau qui a be>*»in d'une réclementation nouvelle. » Une autre que>ii..n «^tait enc»»re discutée : les compagnies receM^ienl -elles seulement des privilèges commerciaux ou l'Etat alKmd«»nnerait-il entre leurs mains ses c droits n^galiens ^>. leur remettant le soin d'administrer le pays, d'y rendre la justice, d*y faire la police? Les années piss^'rent, sans que le Parlement abordât directement la question: aucun ordre du jour ne fut adopté reconnaissant expressément les droits que les ministres tenaient du sénatus consulte de i854 : aucun projet de K»i ne fut discuté ni volé pour satisfiiire à des néces>ilés nouvelles. On entendit seulement à la Chambre, à deux ou trois reprises, les ad^el'sail•es des grandes compagnies critiquer, sans d'ailleurs apix>rler aucune solution, le système des concessions*. L'un d'eux crut avoir tout dit, en déclarant cpi'il n'était pas admissible que le gouvernement pût,, par un simple décret, faire passer « Madagascar ou la Cochinchine dans le portefeuille d'un financier ou de plusieurs financiers réunis, peut-être en syndicat'. » « Les Gaulois, a dit Jules
I. Discussions sur les concessions, — dont il sera parlé plus loin, accordées à MM. Verdier et Daunias. Séances de la < Ilianibre des 2 mars et 27 juin iSi)ô ; 8 et 9 février 1898.
5t. M. Leveillé, séance de la Chambre du 9 février 1898.
Il fhL pensons-nous, inutile de faire remarquer que l'on ne ^unJil confondre les « petites » et « moyennes » concession»