‹ L'Exploitation du Navire de CommerceChapitre 27 sur 31 · AS OT · texte numérisé non relu

AS OT

451.599 tonnes d’arachides, soit 69 % du trafic sur la France TUNISIE :

307.000 tonnes de phosphates, soit 54% du trafic sur la France

ne H. CANGARDEL, (Journal de la Marine Marchande du 14 mai 942).

Notre situation désavantageuse sur ces trafics tient

à notre pénurie en grands cargos de long cours affectés au tramping, car ces produits sont transportés en cargaisons complètes par des navires affrétés selon les besoins. Or, les courtiers maritimes, souvent britanniques, d’ailleurs, fournissent des bâtiments convenant à l’exportateur, sans se souciér de leur nationalité. Il s'ensuit que les navires français de tramping, qui sont peu nombreux, ne participent que dans une moindre mesure à ces transports.

Ce régime de liberté absolue, laissé au producteur colonial, se révélait très avantageux pour notre commerce du fait que le cours des frets de tramping est, sauf dans le cas d’un important déséquilibre des changes, plus réduit que nos tarifs de lignes régulières. Or, ces marchandises ne peuvent pas supporter un fret élevé, qui, releyant leur prix de revient, risquerait de leur faire perdre leurs marchés. D'autre part, cette navigation de tramping convient parfaibtement à l’exportateur, car elle lui fournit le tonnage dont il à besoin, selon sa demande et à l’époque voulue.

Ainsi, se trouve mise en relief une des Jlacunes de notre armement, qui, faute de navires, et faute de pouvoir les exploiter de façon moins onéreuse, ne peut assurer tous les transports de notre Empire. Le problème de l’avenir, si on veut accroître la part du pavillon français dans nos importations coloniales, consistera à développer notre flotte de tramping, et à lui permettre de subsister.

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