RACHAT DES CONCESSIONS
palisalion si elle est voulue en-dehors du but purement financier, seulement alors il grèvera les budgets locaux.
Mais même au point de vue pécuniaire le rachat, encore que payé cher, peut être une bonne opération. Les bénéfices des services publics sont tellement considérables qu'il V a presque toujours intérêt à les prendre en réi^'ie. C'est là une constatation d'expérience et ici encore il suffit de s'en rapporter aux faits. On a constaté, — et les nombreux chiffres rapportés dans la première partie en sont une preuve, — que, en rè^le sénérale, les municipalités qui ont décidé le rachat ont eu des bénéfices au bout de quelques années (1). A cet éuard la ville de Lyon est l'exemple le plus tvpique à citer avec le service des eaux. Elle a payé le rachat à un prix qui sera rarement atteint ; elle a eu à subir toutes les charo-es possibles ; elle est irrevée d'une annuité de rachat de plus de I.Sihmioii francs ; elle a dû acquitter des frais d'enregistrement énormes, renouveler une partie du matériel, et elle recueille des bénéfices absolument nets fort importants. Elle deviendra, à ses dépens et à son avantage, l'exemple classique d'une municipalité qui a réussi.
Les frais élevés du rachat ne sont donc pas un obstacle insurmontable, mais ils grèvent les finances communales et ils font payer très cher à la collectivité ce qu'elle aurait pu, par une politique de prévoyance, acquérir à de bien meilleures conditions.
(Il V. pour les villes anglaises, A. Cabiati, p. 442 et s. — Rapport de deux ingénieurs attachés à la Commission d enquête américaine, 2^ partie, t. II, p. 1G2-20T.