CHAPITRE III Les concessions récentes — La régie intéressée
Si la municipalisation n'est pas encore généralisée à l'heure actuelle, particulièrement en France, du moins certains résultats ont été déjà obtenus par les villes au point de vue pécuniaire. Les concessions les plus récentes de services publics contiennent généralement des clauses favorables aux pouvoirs concédants, et la différence est grande avec les anciens traités de concession. Les conseils locaux, instruits par l'expérience et par les théories municipalistes, deviennent plus clairvoyants; ils ont la notion plus exacte de la productivité des services publics, le sentiment plus net de leurs droits et de ce qu'ils peuvent légitimement exiger. De leur côté les compagnies comprennent qu'elles ne peuvent plus montrer la même intransigeance qu'autrefois; elles redoutent le rachat ou le défaut de renouvellement des concessions ; elles consentent des abaissements de tarifs, des rétributions plus considérables allouées aux budgets communaux, des participations aux bénéfices. Aussi les cahiers des charges ne sont plus rédigés avec l'imprévoyance dont les municipalités avaient fait preuve au cours du xix*^ siècle. Même au point de vue social la situation est