‹ L'Exploration Radiologique de la Mastoïde et du RocherChapitre 26 sur 38 · LEGS · texte numérisé non relu

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propage par les gaines conjonctives périvasculaires particulièrement développées (comme chez l'enfant) et aboutit, sans lésion osseuse vraie, à la formation d'un phlegmon sous-périostique de la face externe de la mastoïde.

Ces faits sont indéniables, SEIGNEURIN (1) les a parfaitement exposés et expliqués par l'étude des différentes variétés de pneumatisation mastoïdienne dans un article auquel nous renvoyons le lecteur. Or, une déduction thérapeutique s'impose. L’os est-il atteint, s'agit-il d’un ostéophlegmon (MourerT et SEIGNEURIN), la trépanation mastoïdienne est nécessaire, urgente même. L’os est-il sain, avons-nous à faire à un conjonctivo-phlegmon (SEi- GNEURIN), semblable intervention dépasse l’importance des lésions : le drainage de la caisse, la thérapeutique médicale, l'ineision de WiLpe, si le phlegmon périostique est collecté, suffisent. Mais il faut pour cela être certain de l'intégrité de la trame osseuse mastoïdienne. Or, pensons-nous, la clinique seule est souvent déficiente.

La radiographie, par contre, peut nous la faire affirmer. La structure osseuse est-elle intégralement maintenue: antre bien limité, cellules nettement séparées? Le côté malade ne diffère du côté sain que par une transparence moindre des cavités endomastoïdiennes, indice de la congestion muqueuse et de la présence de liquide transudé. L'os est sain, la mastoïdectomie n’est pas indiquée.

Les cloisons intercellulaires se montrent-elles détruites, la région périantrale floue, la trame osseuse trouble, il y a nécrose osseuse qu'il faut évider.

(1) SereneuriIN. A propos de la pneumatisation de la mastoïde, Revue de Laryngologie, juin 1922, p. 439.

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