HISTORIQUE
Il est intéressant de noter, malgré la pauvreté des travaux français sur ce sujet, qu'un des premiers en date, sinon le premier, fut fait en France en 1897, par J. GLOvVER. Deux ans à peine s'étaient écoulés depuis la découverte de ROENTGEN et jusqu'ici médecins et physiciens en avaient limité l'application clinique au riche champ d'action que leur offraient les affections chirurgicales des membres. GLOVER eut tout au moins le mérite d'en prévoir l'extension à l'étude anatomique des diverses cavités osseuses de la face et du crâne. Son mémoire qu'il intitule Radiographies des cavités craniennes comporte un assez long exposé des procédés techniques employés avec l’aide du radiographe P. Rey- NIER et des difficultés rencontrées, et nous donne la reproduction de deux épreuves. L'une, obtenue par une prise de face d’un demi-crâne antérieur, après section médio-transversale, nous montre l’image des cavités nasales et de leurs sinus ; l’autre représente la vue radiographique d’un demi-crâne sectionné sagittalement, et reposant sur la plaque par les apophyses mastoïde et zvgomatique. Elle permet d'isoler assez nettement les
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cavités cellulaires de la mastoïde et l’image du conduit auditif externe. On y devine l’orifice du conduit auditif interne et un fil de plomb, fixé dans la gouttière du sinus latéral, nous en montre le trajet au travers de la corticale cranienne et permet de le suivre jusqu’au voisinage du trou déchiré postérieur.
Là se bornèrent, sur ce terrain, les recherches de GLo- VER. Il ajoutait même que les applications cliniques lui en semblaient quelque peu problématiques, et il ne les a pas tentées.
Ce premier travail resta, bien entendu, à peu près méconnu. Mais à l'étranger, on s’attela à la tâche et, des nombreux et riches laboratoires de recherche allemands et américains, sortirent de nombreuses publications. Nous n'avons malheureusement pas pu les consulter toutes dans leur texte original et avons dû nous contenter, pour quelques-unes, d'analyses ou de citations faites au cours de travaux postérieurs. Nous limiterons donc notre étude à celles que nous avons eues en main.
Chacune marque l'effort de l’auteur pour surmonter les difficultés techniques considérables qui s’attachent à l’exploration radiologique du temporal, et pour permettre l’application anatomique et clinique de la méthode. Un grand nombre d'attitudes céphaliques sont essayées, dans l'intention de pouvoir isoler l’image du temporal de celles des autres pièces du crâne. L'instrumentation est encore rudimentaire. La nécessité, notamment, d’un long temps de pose constitue, là comme ailleurs, un écueil sérieux à l'obtention d'images nettes.
BrüHL (1898) s’en tient encore aux recherches sur l'os sec et préparé. Grâce à des injections de mercure