‹ L'Exploration Radiologique de la Mastoïde et du RocherChapitre 6 sur 38 · SE CV7E · texte numérisé non relu

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poussées dans les cavités de l'oreille et les canaux du rocher, il en indique l’image topographique sur la plaque radiographique.

HENLE et HINSBERG, puis WINKLER, auraient les premiers utilisé la méthode sur le vivant.

En 1905, ScHüLLER, dans son atlas radiologique de là base du crâne, donne quelques reproductions d'images mastoïdiennes. Avec BuscxH, il préconise une technique un peu spéciale : l’occiput est au contact de la plaque, l’axe naso-occipital étant perpendiculaire à la plaque. La bouche est largement ouverte ; un dispositif tubulaire introduit dans la bouche oriente le rayon central selon un plan parallèle à celui qui passe par l’arcade dentaire supérieure et les deux conduits auditifs externes. Cette attitude leur aurait donné une vue d'ensemble de l'étage postérieur du crâne, du rocher et de la mastoïde, ce que nous n'avons pu contrôler.

Voss présente quelques épreuves à la réunion des otologistes allemands de 1908 et vante les avantages que donnent les procédés stéréoscopiques dans la lecture de radiogrammes où la superposition des plans est extrême.

Jusqu'ici, sauf celle de SonüLLer et Busou, la technique des différents auteurs ne comporte uniquement que les deux prises sagittale et transversale. La première, front contre plaque, donnant une image symétrique des deux mastoïdes, dans la deuxième la mastoïde à explorer reposant sur la plaque, le rayon normal tombant perpendiculairement à sa surface, par la mastoïde du côié opposé.

.KüaNE et PLAGEMANN (1908) rejettent la prise transversale : les deux mastoïdes se projettent l’une sur l’au-

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tre et leurs images s’enchevêtrent. Sans doute peut-on pallier à cet obstacle en faisant tomber les rayons obliquement, mais cette prise oblique, qu'avait déjà signalec et utilisée WinkLer (1907), aurait, pour les auteure, l'inconvénient de donner de sérieuses déformations. D'autre part, la nécessité de prendre une deuxième épreuve de l’autre mastoïde comme repère, demand: une similitude de pose et de condition qui leur semble difficile à obtenir. Ausi se limitent-ils à la prise sagittale symétrique dont ils donnent la technique. Ils insistent avec raison sur la précaution de mettre la tête en flexion marquée, de façon à libérer la mastoïde de l’ombre donnée par le condyle du maxillaire qui, sur la prise sagittale ordinaire, en masque une bonne partie. Ils ont pratiqué une quinzaine de radiographies et, dans leur mémoire, donnent la reproduction de deux d’entre elles ainsi que celle du cliché d’un crâne sec.

Cependant, même avec cette amélioration technique, il est facile de se rendre compte qu’on ne voit ainsi qu'une très petite partie de la mastoïde, celle qui correspond à la partie apophysaire saillante en dehors et à la pointe (1).

JANSEN (1909) utilise les mêmes procédés techniques avec aussi prédilection pour la prise sagittale, tout en reconnaissant que souvent l’image de la mastoïde est troublée par sa superposition avec celle de l'articulation temporo-maxillaire. Le premier, il donne quelques dé-

(1) Il est fréquent d'ailleurs d’avoir de pareilles figures restreintes de la mastoïde, lorsqu'on fait des radiographies des sinus maxillaires et frontaux. Il en est ainsi par exemple dans plusieurs reproductions qui accompagnent un article de WASSERMANN publié dans le même volume (Fortschritte der Rüntgenstrahlen, Ba II, p. 293).

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tails sur l’utilisation clinique de la méthode. Par les renseignements anatomiques surtout qu’elle fournit, la radiographie permet à l'opérateur de marcher avec plus de sécurité, connaissant d'avance la structure de la mastoïde, la situation et la forme de l’antre, celle du sinus latéral. Quant à la valeur diagnostique des épreuves, il paraît y attacher moins de valeur : la netteté des images se montrant souvent insuffisante. Mais, un des premiers, il signale la possibilité de dévoiler radiographiquement un trait de fracture de la région, ou même tumeur.

Une place importante doit être réservée aux travaux de S. LANGE (de Cincinnati) faits avec son maître IGLAUER et publiés dans deux articles importants de langue allemande (1910 et 1911).

Dans le premier il expose uniquement la question technique, dont l'importance lui paraît, à juste titre, capitale. Après de nombreuses épreuves faites sur crâne sec et sur le vivant, il rejette absolument la prise postéroantérieure symétrique utilisée par la plupart des opérateurs. La prise transversale pure lui semble aussi peu utilisable, les deux images mastoïdiennes se superposant. Au contraire, l'orientation des rayons en transversale oblique, lui donne satisfaction : l'oreille du côté à examiner reposant à plat sur la plaque, il centre le rayon normal sur la bosse pariétale du côté opposé, dans la direction du conduit auditif en examen. Il intitule sa prise postéro-latérale oblique. Comme il le fait remarquer, il faut compter alors sur une certaine déformation de l’image, mais, grâce à des mensurations précises effectuées sur les épreuves d’un crâne avec repères des

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