‹ L'exposition d'Alger, 1876Chapitre 12 sur 64 · II. — hëmoires · texte numérisé non relu

II. — hëmoires

Commission

MM. Ville, président ; Bertrand, Cordier, Hardy, Mares, Reverchon, membres de la Société d'Agriculture.

Aux termes du programme, les mémoires présentés devaient traiter exclusivement de l'agriculture algérienne ou de l'industrie vinicole.

Parmi les dix concurrents, plusieurs ont dû être écartés comme ne remplissant par les conditions voulues.

Nous n'avons pas du reste à examiner ici là valeur de ces travaux sur lesquels la Commission s'est prononcée après un examen approfondi ; notre seule tâche consiste à faire remarquer que l'Algérie agricole sort de la période des tâtonnements pour suivre dans toutes les branches de culture une pratique rai^onnée, que facilitera singulièrement la vulgarisation des résultats obtenus par d'habiles et nombreux expérimentateurs ; à ce titre, nous manif^estons le désir de voir bientôt livrés à rimpression les mémoires manuscrits qui ont été jugés dignes de récompenses.

On ne saurait, en effet, trop encourager la publication des ouvrages traitant en général de TAlgérie, et, surtout, de ceux consacrés plus spécialement aux questions 'agricoles.

Quels services ne sont pas en effet appelés à rendre notamment : la carte des climats de V Algérie, par M. 0. Mac-Carthy. président de la Société de climatologie d'Alger, et le Traité de zootechnie, dédié au cultivateur algérien, par M. Bonzom, membre de la Société d'agriculture.

La connaissance du climat d'une contrée est une condition aussi indispensable à la réussite d'une .entreprise agricole, que l'est à un éleveur celle 'des races les plus propres à Tacclimatation et des soins qu'elles réclament. Les travaux ci-dessus suppriment toute hésitation. La carte de M. 0. Mac- Carthy permettra à l'immigrant de choisir avec certitude le climat le plus appropriée sa constitution. En prenant pour guide notre savant collaborateur M. Bonzom, l'éleveur algérien est assuré de ne pas faire de coûteuses écoles et de concourir, dans la mesure de Ses moyens d'action, au but patriotique et économique poursuivi par Fauteur et qui peut se résumer en quelques mots :

Enrichir la France transmédil;erranéenne et dégrever du même coup la mère-patrie du lourd tribut qu'elle paie à l'étranger, par la production en Algérie d'une quantité de viande de boucherie suflBsante pour réponaux besoins sans cesse grandissant des deux pays ; assurer par des engrais abondants la fertilité d'un sol

qu'épuiserait la culture irréfléchie des céréales sur une trop grande échelle.

À un autre titre, l'ensemble des ouvrages publiés parle Gouvernement général, et exposés hors concours par le Bureau central de renseignements généraux et de statistique, offrait le plus vif intérêt.

Tout le monde est unanime à reconnaître que le plus grand tort de TÂlgérie est de n'ôtre pas assez connue; or, le Gouvernement général a adopté un des moyens les plus propres à éclairer la mère-patrie et l'étranger sur les merveilleuses ressources de l'Afrique française, en créant un Bureau qui livre gratuitement, à tous ceux qui veulent le consulter, des renseignements précis sur toutes les matières intéressant l'immigration, la colonisation, l'agriculture, l'industrie, le commerce, les lois et règlements spéciaux.

L'Exposition a fourni une heureuse occasion de faire apprécier l'importance des matériaux déjà réunis, et celle des lacunes qui restent encore à combler.

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