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ESPÈCE CHEVALINE

Commission

MM. Vân Masseyk, président ; De Belleroche, Maillard,

DE RlCHEMONT, SiPlÈRE, DUPRÉ DE St-MaUR, FaBRE, HURÉ, BOBIN.

L'espèce chevaline, avons-nous dit, a été fort bien représentée, mais par des types différents qu'il convient d'étudier séparément.

De tf es 'beaux sujets de race barbe, nés et élevés

cheK TexpasaBt, ont fait regretter à la Société d'agri- ' culture de ne pouvoir donner à leurs propriétaires des prix nias en rapport avec le mérite des sujets et retendue aes sacrifices imposés.

La Société a été d'autant plus unanime dans ces regrets vis-àr-vis des producteurs ducbeval indigène, que la majorité de nos colons abandonne cet élevage pour entreprendre celui du cheval croiséi

Des raisons nombreuses semblent militer en faveur de cet état de choses ; il nous appartient de juger dans ce travail si elles sont fondées.

Les producteurs européens affirment que le cheval croisé, en raison de sa force et de sa tranquillité, oflSre de plusgrands avantages pour les travaux de la ferme que le cheval indigène ; que de plus, dans le commerce, iies|; d'un écoulement plus facile, et qu'enfin la i^monte ne paie pas suffisamment les choix qu'elle fait pour Tarmée.

Nous sommes d'avis que le cheval fort et puissant est préférable pour les travaux de charroi que le cheval petit, léger et agile qui forme le type de notre cavalerie. Mais nous avons peine à croire que les lourds chevaux, dont les seules qualités sont la taillefet le poids, dont les formes sont massives, les allures courtes et pesantes, les pieds évasés, 4ont la lymphe remplace le sang, soient bien, réellement le type rêvé par nos cultivateurs.

Si cela est, hâtons-nous de leur dire que leur rêve est irréalisable. Il est sans doute facile de dénaturer une race, de labâtardir, mais il n'est pas toujours facile d'en constituer une, parcequ'il y a au-dessus de la volonté de l'homme une influence considérable avec laquelle il faut Compter : il y a l'influence des milieux, ou si Ton veut, des agents extérieurs. Et Ton entend par là, tout ce qui se rapporte aux conditions naturelles au millieu desquelles vivent les animaux domestiques et notamment l'air atmosphérique. L'air ^atmosphérique est un modificateur de premier o^dre, il joue un rôle capital sur l'organisation et le développemjsnt des individus, animaux et végétaux, selon

sa température, selon son degré d'hygrométricfté.

Le sol vient en seconde lîgroe ; mais par la nature et la qualité de ses productions, il régit le règne animal et en modifie, de façons diverses, le développement.

Pour tout dire, en un mot, ce sont les influences de milieu qui ont créé les races et les maintiennent sous leur dépendance.

L'homme peut jusqu'à un certain point s'y soustraire ; — mais cependant, est-ceque l'habitant des régions équatoriales ne diflTère pas sensiblement de celui des régions septentrionales, et cette différence ne s'accuset-elle pas d'une façon sensible même chez les habitants d'une môme nation ? Est-ce que le méridional remuant et sanguin-nerveux de la France ne diffère pas d'une façon absolue du fin Normand.

Dans les espèces animales, les différences s'accusent d'une manière plus sensible. L'on aura beau fa?-*. . quand bien même l'homme se mettrait en lui^ continuelle avec ces influences, il n'arriverait pas à les (éviter. En veut-on un exemple bien frappant? Il est tout entier dans l'histoire du pur sang.

Pour cela, nous laisserons la parole à M. Gayot, ancien directeur des Haras, aujourd'hui encore à la tête de nos établissements hippiques de France.

Le cheval de pur sang anglais, nul ne Tignore plus à présent^ n'a été dans ses commencements, c'est-à-dire pendant près de deux cents ans, que la reproduction exacte et entière du cheval noble d*A.rabie ; après la race andalouse, il a été la première naturalisation du cheval de pur sang en Europe. Reproduit dé toutes pièces sous des influences climatériques trçs différentes de celles de la mèrepatrie, le cheval arabe n'a pu être, acquis au sol de l'Angleterre qu'au prix dé soins très attentifs et très suivis. Ces soins, d'ailleurs, maintenant érigés en système partout où l'on reproduit la race pure, ont été calqués en tout sur le régime adopté de temps immémorial par les Arabes ; régime fort simple en soi, si difficile qu'il paraisse dans la pratique, en tant du moins qu'on en mesure les forces par le petit nombre des résultats achevés qu'il est possi- : ble d'en obtenir. Il consisrte dans l'appatronnement judicbut des sexes, en d'autres termes dàni» la sélection bien

comprise de ceux de ses produits qui montrent le plus de perfection, qui répètent au plus haut degré les qualités physiques et morales inhérentes au pur sang. C'est le mode de reproduction en dedans, car la première attention h avoir, c'est de préserver la race de toute mésalliance, de tout contact avec des animaux dont la pureté ne serait pas parfaitement reconnue, dont les qualités n'auraient . pas été authentique ment constatées, dont la conformation ne présenterait pas tous les caractères de régularité et d'harmonie qui font la bonne et solide structure, qui sont aussi une garantie d'aptitude et de haute valeur.

Trois conditions essentielles président donc à la conservation des races pures, savoir :

Ce que les Anglais appellent le pedigree^ c'est-a-direJa connaissance généalogiq^ue, Tillustration de la famille, la pureté du sang, la noblesse de l'origine ;

Les performances, ou Thistoire raisonnée des épreuves auxquelles ont été soumis les individus, les recherches sur les succès obtenus par des rivaux plus heureux ou plus capables ; en^n la connaissance des causes des défaites constatées ;

La SYMÉTRIE dans les fortnes et dans les proportions, c'est-à-dire la parfaite concordance entre toutes les parties du corps, les dispositions les plus heureuses de la charpente squelettaire, le développement cbnvenable dn système musculaire et tendineux, l'agencement régulier et solide de tous les leviers, l'absence de tares hérédi- » taire s. '

Avec un pareil programme, il est impossible de s'égarer et faire fausse route. Son application constante assure la permanence des races pures et la conservation entière des brillantes qualités qui la mjettent'au premier degré de réchelle de l'espèce.

Elle embrasse tout à la fois le principe et le fait ; elle reste fidèle à la pureté du sang, à son homogénéité; elle sauvegarde la forme qu'elle maintient pure également, c'est-à-dire correcte et libre de toutes les tares qui peuvent la déshonorer même chez les individus les mieux nés. Elle pousse à la perfection, en opposant une barrière toujours ferme à la déchéance. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce résultat est difficile à obtenir ; c'est du grand ' nombre seulement qu'il peut sortir. Toute production trop

restreinte- denreure forcément impuissante; les sujets bien doués, auxquels seul doit être dévolue la tojche de conserver à la race son niveau le plus élevé, ne peuvent naître qu'excepti<wiBellemeîit d'une population considérable.

liB renouvellement de celle-ci appartient à toutes les individualités qui ne portent aucune souillure ; mais la transmission entière des qualités unies à toutes les perfection» . de la forme est l'apanage de quelques-uns envers qui l? nature a été prodigue, car elle les a doués au plus haut point.

C'est en procédant ainsi que les Arabes ont conservé aa cheval toutes les beautés de la forme et ces qualités brillantes que Ton a appelées la force, la rapidité, la souplesse, la résistance, le fond.

C'est en procédant ainsi que Us Anglais, important chez eux la race arabe pure, ont pu s'en approprier le type et le reproduire toujours le même, sinon absolument dans la forme, au moins ^ns son essence.

Pris a sa source, le cheval est un moteur. En Arabie, c'est tout simplement la vapeur du désert, non rigide toutefois comme une puissance mécanique et matérielle, mais un moteur animé, essentiellement modifiable dan» sa forme &t dans ses actions en raison des différents mi- Heux 0Ù: il peut être transporté.

En Angleterre, dans toutes les contrées fertiles et hutnides, les agents modiôcateurs, dont l'inflîuence pèse- sur la vie, poussent à l'expansion, au développement de- la taille, au grossissement de la fibre musculatireet des tO'rmes, au grand volume des os. Et taiïdis qi;e ce résultat, insensible ellent se produit, d'autres modificati«^i>s physiologiques peuvent être provoquées par l'effet seul du travail imposé de bonne heure aux produits, De là, comme conséquence nécessaire, inévitable, un déplacement plus ou moins considérable, plus ou moins heureux dans l'harmonie des formes, dans les proportions des diverses parties de l'ensemble ; bien plus encore, dans la pondération di« qualités, dans la répartition des forces, partant, i^ie conformation différente, des aptitudes nouvelles, des perfectionnements partiels, mais, par compensation, des affaiblissements correspondants, et, si l'on exagère enfin, un type distinct extérieurement, car le principe môme, le sang, n'a point été atteint.

Âiaai donc, sous l'influence du climat brumeux de l'Angleterre, le pur sang arabe s'est complètement modifié dans ses formes ; le sang seul, source généx^^trice de toutes qualités physiques et morales, a pu êtr? conservé grâce aux soins intelligents et assidus dont il a été entouré.

En prenant ces faits pour règle de conduite, on comprendra que chercher à produire, à l'aide de croisements plus ou moins judicieux, un cheval plus volumineux, un carrossier en un mot, c'est s'exposer d'avance à desmésalliances sans avenir, car tôt ou tard, c'est-à-dire à la deuxième ou troisième génération, ces produits, perdant l'ampleur corporelle de leurs ancêtres, reviendront au type local avec un décousu de formes et un manque de vigueur qui les placera dans des conditions d'infériorité manifeste avec les races pures.

Si, au contraire, loin de puiser dans les diverses races étrangères, on s'attache à faire choix dans notre race arabe de géniteurs à forte corpulence et ayant de la valeur, on arrivera, grâce à une nourriture et à des soins appropriés, à l'obtention de produits supérieurs. Qu'on ne l'ignore pas, c'est du choix des auteurs que dépendent les qualités des produits.

Il appartient aussi à radministration de nos remontes de seconder les éleveurs européens, et, pour cela, il fiant qu'elle mette à leur disposition des étalons plus étoffés et choisis' avec soin; il faut aussi qu'elle se résigne à élever les prix. En agissant ainsi, elle modifiera les tendances des éleveurs et les fera tourner à son avantage. A défaut d'intérêt, le patriotisme doit le lui conseiller.

On sait que la production chevaline de France n'est pas suffisante pour fournir à la remonte de notre cavalerie, et que, maintes fois déjà, îl a fallu recourir à la production étrangère ; d'un autre côté, le barbe est le cheval de troupe par excellence. En Crimée, au Mexique, €^ Italie comme en France, il s^est toujouri^ montré le môme, sobre, rustique, plein de vigueur et de force ; c'est que, malgré certains vices de forme, il a

conservé encore beaucoup de la richesse du sangoriental dont il dérive.

Les raisons que nous venons de faire valoir en faveur de la production du cheval barbe nous paraissent assez fondées pour que nous puissions espérer voir Tadministration des remontes et les éleveurs adopter nos vues.

Malgré cela^ nous tenons à ajouter un fait autrefois signalé par un vétérinaire principal de Tarmée d'Afrique, M. Lescot^ de regrettée mémoire, et qui semble avoir frappé plusieurs hommes aimant le cheval et soucieux de son avenir. Je veux parler de la diminution croissante qui se manifeste dans le chiffre de la production chevaline indigène, et Tétat, chaque jour moins prospère, des sujets qu'elle fournit à la remonte. Autrefois, disait M. Lescot en 1868, les chefs indigènes possédaient un certain nombre de belles juments, aujourd'hui ils n'en montrent pins que de médiocres ou bien même n'en possèdent plus du tout. Là cause en est dans ce fait , que ces animaux ont été remplacés par des mulets, des bœufs et des moutons.

A quelles causes doit-on attribuer ce changement si nuisible à la multiplication et à l'amélioration de l'espèce chevaline ? En grande partie à ce que, depuis la conquête et sous la protection de l'autorité française, le cheval n'est plus, comme dans les temps passés, un instrument de première nécessité pour l'attaque et la défense. Avant nous, l'Algérie était livrée au brigandage, à la spoliation et à la rapine de tribu à tribu. Aujourd'hui cet état de choses a complètement cessé.

Le coup porté par nos lois et règlements à la féodalité arabe a considérablement rabaissé la puissance et le despotisme des grandes familles indigènes qui, sous la volonté absolue de leurs chefs, disposaient en maîtresses des hommes et des choses.

A cette époque, où la force était la seule loi, ce» grands chefs, dans l'intérêt de leur pouvoir, étaient tenus de conserver sous leur domination le plus grand nombre de cavaliers en état de prendre les armes. Ils tenaient ainsi dés goums plus ou moins nombreux aous

le joug de leur autorité ; ils leur dictaient des lois et leur donnaient des ordres, et, dans un but de conservation personnelle, ces tribus étaient tenues d'obéir.

Ces grandes familles veillaient avec soin et beaucoup d'intelligence à la conservation des races qui leur avaient été léguées traditionnellement, et elles entretenaient pour la remonte de leur cavalerie des étalons de choix que les masses, placées sous leur dépendance, étaient trop pauvres pour pouvoir entretenir elles-mêmes.

Les grandes commotions inhérentes à la conquête -ayant fait écarter ou disparaître la plupart de ces grandes familles aristocratiques qui avaient été et devaient être les ennemis les plus implacables de notre domination, le commandement des tribus fut confié à des familles plus fidèles, de moins haute naissance, et souvent même à des indigènes appattenant aux plus bas- «"es classes de la société musulmane.

On ne pouvait alors faire autrement ; cette manière d'agir était sans doute commandée par la nécessité de conserver nos conquêtes et d'assurer la s' curité, mais l'espèce chevaline devait forcément perdre beaucoup de son ancienne splendeur par suite d'une semblable situation.

A ces causes premières, il faut en ajouter d'autre^ survenues ultérieurement, et qu'il n'était guère pluo facile d'éviter ; nous voulons parler des corvées imposées à tous les chevaux ou juments de quelque valeur, soit pour les convier impérativement à nos courses et à nos réjouissances publiques, soit pour les réquisitions ordonnées par la nécessité, lorsqu'il s'agissait de réprimer une insurrection. Il est facile de comprendre, dès lors, que, sous tous ces rapports et dans les moindres caïdats, les mulets, les bœufs ou les moutons offraient plus de tranquillité à leurs proprié- -i€Îres que les belles juments et les chevaux d'élite.

Il ne faut par perdre de vue que ces corvées ou réquisitions, conséquences des nécessités de la guerre, sont loin de présenter sous notre domination le même caractère quautrefois, sous les Turcs. Avec nous,

FArabe cherche à éviter une simple fantasia., souvent > trop onéreuse pour lui ; il fuit, bien plus encore, les dangers de la guerre que nous suscitent certaines tribus révoltées. Sous la domination des Turcs, la situation était toute diflférente, l'Arabe ne pouvait se soustraire à de telles exigences sans encourir, pour luimême et pour les siens, toutes les rigueurs d'une défaite : en un mot, sous le régime arabe, un bon cheval k la corde était l'instrument de salut, tandis que sous l'occupation française, il est plutôt un objet de contrariétés, et une cause de dangers que l'indigène préfère voir peser exclusivement sur nos soldats,

L'Arabe s'est donc habitué insensiblem€tiit à se laisser protéger ; il est devenu moins belliqueux et beaucoup plus mercantile. Il trouve aujourd'hui plus avantageux de vepdre son orge ou d'élever des bœufs et des moutons qui se nourrissent tout seuls, que de produire des chevaux dont l'élevage est beaucoup plus chanceux et coûte davantage.

On reconnaîtra sans doute, comme nous, qu'il y a dans cet exposé un grand fond de vérité, et que plus lia*, colonisation progressera, moins il faudra compter aur la production indigène.

Il importe donc, pour rétablir Téquilibre, que le cultivateur s'adonnje à cette production, et comme nos colons sont loin de pïaqer le cheval au môme niveau que l'Arabe, pour lecjuel il représente gloire, richesse et honneur, il faut, si Ton ne veut tomber dans une infériorité trop marquée, les encourager par tous les moyens possibles.

La Soqiété hippique qui s'est constituée, il y a bien^ tôt trois ana à Alger, ne poursuit pas d'autre but : encourager l'éleveur européen et le mettre à même de faire juger de la valeur de ses produits.

Que la Commission des remontes le comprenne, comme l'a si bien compris M. le Gouverneur général ainsi que le Conseil général du département, et l'on arrivera, dans une certaine mesure, è^ prévenir un entraînerçient malheureu?: qui, s'il se continuait, i;iou» amènerait fatalement à l'abâtardissement d'une race, la-

quelle jusqu'à ce jour, aétéd'un grand secours pour nos armes, et doit plus- que jamais être à môme de servir efficacement au premier appel de la mère-patrie.

A côté du barbe, il y aie cheval syrien dont nous devons dire deux mots, en raison des beaux sujets de cette race présentés parM. Arlès-Dufour. Ces chevaux, dont la remonte possédait en 1873 soixante-trois types, se distinguent par leur élégance, la rectitude de leurs lignes et.de leurs aplombs, la belle expression de leur tôte^ leur front large et superbe, signe de l'intelligence.

Alliés avec nos juments du Sahara, ils donnent de très beaux produits qui rappellent en bien des pointa les plus beaux résultats de la race de Tarbes croisée avec l'anglais; Ils n'oflfrent peut-être pas, comme chevaux de troupe, la résistance des vrais barbes, leur rein est un peu long, et il ne faut pas oublier que le cheval de troupe monté avec son harnachement ne porte pas moins de 100 kilogrammes, mais leur élégance les fera toujours rechercher par le commerce. Sous ce rapport, ils peuvent donc satisfaire lès goûts des cultivateurs qui réclament des sujets d'une valeur commerciale plus considérable.

C'est à M. Arlès-Dufour que Ton doit les plus beaux types qui ont figuré à l'Exposition. H nous appartient de dire comment il a été amené à les produire.

Jusqu'en 1871, M. Arlès-Dufour avait fait du cheval barbe ; mécontent du prix modique qu'en offrait la remonte et de l'insuffisance de ses produits pour les travaux de la ferme, il résolut de tenter deux genres d'opération : la production du cheval de pur sang et celle du cheval de gros trait ; la première, en vue du commerce; la seconde, en vue de satisfaire aux nécessités de son exploitation.

Nous ne dirons rien de la production du cheval degros trait qui n'offre aucun intérêt. Pour ce qui est du pur sang, deuxjumentsetun étàlonfurent acquis en Arabie et amenés à la ferme de rOued-el-AUeug. Trois juments de bonne souche saharienne furent appelées à compléter cette famille.

Espérons que les efforts tentés par M. Arlès-Dufour seront un encouragement pour ceux qui disposent de puissants capitaux et que, bientôt, les Sociétés hippiques des tf ois provinces pourront en signalant les performances de ces familles, démontrer qu'elles sont aptes à concourir à l'amélioration de la race barbe.

Mais que le cultivateur^ qui ne peut aller puiser en Arabie et en Syrie des sujets de sang, continue la production de la race locale, et se rappelle ce proverbe Cinglais : Pour faire un bon cheval, il faut un bon père, une bonne mère, et un bon coffre à avoine.

CommlssIiMi

^ Pour les nutres antmauos^,

^IM. ÏÏERRAN, président; Bonzom, Oha^basse, Ratel, 43URAND, Mantout (Edouard), Marguet, Paulin, Fagard.

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