‹ L'exposition des primitifs flamands à BrugesChapitre 10 sur 20 · SAINTS ET DONATEURS · texte numérisé non relu

SAINTS ET DONATEURS

Vol.li a. i-e-able Colltclion i„ M Rodolphe H.nn

de celle intéresscinle proilnclinn. nécessairement antérieure à la Cène, Bouts y apparaissant plus jeune.

Le Christ clwz Simon in" SO'l, à M. Tliieni, peut V'tre 'envisagé connue le prcitolype de diverses r(''pétili(ins. Tue d'elles est au musée

VOLETS EXTÉBIELIIS DE D II 0 I T E IIL" P O L Y P T Y ij L" E IJ E M E M L I N G

(CatliL'.lralL- .le Lubeck.)

des Hospices, à Bruges même; une seconde, en contre-partie, au musée de Bruxelles. L'attribution à Bouts se motive par de très hautes qualités picturales, un coloris splendide, l'exécution admirable des détails. Il y a là aussi un jeune moine blanc, prosterné en prière dans l'embrasure d'une porte, qui est un véritable chefd'œuvre. Les types, cependant, ne concordent pas d'une manière

prL^cise avec ceux de Bouts; le (llirist surtniiL nous laisse perplexe.

Comme portrailiste t'neoic, le peinti'c donne de nouvelles preuves de sa supériorité dans les images d'Hippolyte Berllioz et d'Elisabeth de Keverwyk, donateurs du Mur/i/re de .^aiiil HljipDhjtc. figurés sur le volet île ce précieux lelahle.

Nous avons déjà dit un mot tlu fils de Tliierry, Ailiert. le peintre probable de Y Assomption de la Vierge, deux fois répétée au musée de Bruxelles. De lui procèdent de nombreuses productions exposées à Bruges : les beaux volets du Buisson ardent et de la Toison de Gédéon (n" il), à M. Crews, de Londres, répliijue de deux remarquables peintures de la collection Rodolphe Kann, de Paris; deux autres vdii'ts repi'ésentant des ecclésiastiques avec leurs saints patrons, appiirt(>nant à M. R. von Kaufmann ( « Gérard David », n°^ 141-142) ; une tète du Christ couronné d'épines, au D"' .Marlius, de Kiel, etc.

Malgré l'importance et les origines multiples des œuvres qui y figuraient, l'exposition de Bruges fui, peut-on dire, la glorification de Memling et de Gérard David. A l'exception de la Vierge de liouen, c'était avec ses propres ressources qu'y pourvoyait la Belgique. La part de l'étranger, si importante qu'elle fût, ne constituait qu'un appoint. ^loins que David, Memling se révélait sous un jour nouveau. Seuls peut-être, ses portraits donnaient une note quelque peu imprévue. Aussi avons-nous jugé devoir mettre les principaux sous les yeux du lecteur, baissent-elles été plus aljondantes encore, les œuvres exposées du noble et suave artiste ne pouvaient rien ajouter de nouveau à la caractéristique de son génie.

On pouvait regretter l'absence de la Bethsabée de Stuttgart, mais, sauf cette lacune, étant donné ce qu'on pouvait faire. .Meniling apparaissait dans tout le rayonnement de sa gloire. Par malheur, rien n'est venu éclaircir le problème de ses débuts. Le merveilleux petit triptyque dit c< de sir .lohii Donne » exposé jiar Ir duc de Devonshire, et dont la date, d'après les supputations de M. .1. Weale. se fixe à 1468 environ, cette petitr Glorification de la Vierge, n'est jtas sensiblement ditférente des créations similaires de date fort postérieure. Le peintre parait s'y être représenté sur l'un des volets. Il est sans barbe et fort dill'érent, comme physionomie, des portraits traditionnels; mais il apparaît ici dans la force de l'âge. Kh bien 1 dans cette création (la plus reculée qu'on connaisse de son pinceau , nous trouvons, d'ores et déjà, les types, les attitudes, les relations de Ion qui nous sont familiers. La Vierge, l'Enfant Jésus, les anges, ne sont en rien dilTéreiits tle ceux aperçus à travers l'ensemble des

Memlino- pmx Gauje

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