‹ L'exposition des primitifs flamands à BrugesChapitre 8 sur 20 · SAINTE MADELEINE ET UNE DONATRICE · texte numérisé non relu

SAINTE MADELEINE ET UNE DONATRICE

Ecole Française de la (in duXV?siicle

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remarquables peintures se Irouvenl passablement affaiblis, encore que le privilège de retracer l'image du représentant des Médicis à Bruges eût pu être attribué à plus d'un peintre en renom. Les « Portinari » des portraits de 1 exposition semlilent plus jeunes de

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l^ÉCOLE FRANÇAISE DU XV" SIÈCLE)

(Musée de Glasgow.)

beaucoup que ceux du retable de Florence, dont l'bomme, surtout, n(> rappelle qu'assez vaguement la physionomie. Seulement, — un critique très familiarisé avec les choses de Florence, M. A. Warburg, en a fait la remarque, — le collier de la dame est le même que celui porté par l'épouse de Tommaso dans le portrait des Offices. Longtemps ce fut à van der (îoos, aussi, que la tradition attribua le joli portrait de l'hilippc le Beau — oui)Iutôt Cliarles-Quinl jeune —

;iliii;iili'n:iiil ;i la calInMlrale di' Saiiit-Sauvciir. à Bruf;os. Le calaloguo lo donne aujourd'hui comme d'un maître inconnu, chose à coup sûr prudente en ce qui concerne van der Goes, mort en 1182, quand Philippe avait quatre ans à peine.

Thierry Bouts, Memling, Gérard David étaient, à l'exposition de Bruges, les personnalités dominantes. A eux appartenait la grande salle de l'exposition. C'est comme pour défier le parallèle que les églises et les couvents de Bruges s'étaient dessaisis de leurs œuvres maîtresses, ^lentionner la Cliàsse de sainti' Ursule, le Mariage nujstiqne lie sainte Catlteriiv, le Portrait de Martin ran Niena:enliore, équivaut à proclamer de nouveau h'ur supériorité. La Vierge environnée de saintes, le clier-d'ciHivre de Gérard David que possède le musée de Rouen, a été, dans la Gazette des Beaar-Arts, l'objet de savantes études, au temps où cette grandiose production, de maître jusqu'alors inconnu, fut restituée pai' M. Weale à son légitime auteur '.

Entre Gérard David et Memling les rapports sont manifestes : ils puisent aux mêmes sources, marchent dans les mêmes sentiers. Bouts, à aucun titre, ne se confond avec eux, et l'on ne songe pas sans surprise que ses pages jirincipales aient pu être longtemps attribuées àMemling.

A Haarlem, sa ville natale, à Louvain, sa patrie d'adoption, il subit d'autres inlhicnces. Non loin de lui avait travaillé ce typique Gérard, dit de Saint-Jean, ou encore Petit (iérard. qui, dans sa brève cai'rière, créa plus d'un chef-d'œuvre, et cet Albert van Ouwaler, dont le musée de Berlin conserve une production (la seule déterminée jusqu'ici avec une entière certitude), où un prodigieux sentiment de la nature se mêle à une faculté de la rendre dont bien certainement ses successeurs devaient subir l'influence.

A l'exposition de Bruges, Gérard de Saint-Jean était représenté par un liml jirlil lalilcau, très remarqué dès le début, appartenant à M. l'ercy .Macijuoid, l'artiste anglais bien connu-. Le peintre y a représenté Saint Jean-Baptiste au désert. Un coup d'œil suffit pour le rattacher à ses pages, de si puissante expression, appartenant au musée de Vienne. Le type du saint anachorète est exactement le même que celui du personnage du premier plan de la scène représentée par le j)eintre dans un des panneaux du musée autrichien. Ce visage est d'ailleurs bizarre et de facile récognition : long,

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