PAVILLON DU CONGO FRANÇAIS
PAVILLON DU SENEGAL ET Dl' SOUDAN
aux parfums,
aux bijoux, aux
tapis, aux broderies ou aux étoffes légères. L'industrie arabe, assez pauvre et limitée en somme, avait son exposition rétrospective; mais l'intérêt allait aux antiquités romaines. Des maquettes de temples, de théâtres, de villas, des bijoux récemment découverts par M. Gauckler, montraient quel degré de prospérité la Tunisie avait atteint à l'époque romaine. Elle était le grenier de l'Italie, mais elle était aussi habitée par une population dont la densité est prouvée par les vestiges rencontrés à chaque pas. L'archéologie donnait un enseignement réconfortant, l'avenir pouvant ramener les richesses du passé.
Quant aux champs où fut Carthage,
LES COLONIES FRANÇAISES
encore déserts, sauf le petit enclos où s'élève la cathédrale des Pères blancs, malgré quelques investigations d'ailleurs couronnées de succès, ils continuent à recouvrir la plus puissante, après Rome, des métropoles antiques.
Deux fois détruite en pleine prospérité, elle réserve des trésors aux fouilles méthodiques qu'attend le monde savant.
Qiiand on n'a pas une bonne carte sous les yeux, il est assez facile de confondre entre elles nos colonies de l'Afrique centrale et de l'Afrique occi-
P A V I L L O .\ DE l'alliance franc. ;1
dentale. Depuis que le Soudan a été réuni administrativement au Sénégal, elles sont au nombre de cinq, dont l'ensemble représente un territoire grand comme dix fois environ celui de la France, avec une population évaluée à quinze millions de noirs.
Ce sont : le Sénégal avec le Soudan ; la Guinée française ; la Côte d'Ivoire ; le Dahomey et le Congo français, plus vaste à lui seul que tous les autres pays réunis. Il n'est pas ici question du Sahara reconnu d'influence française et qui sépare ces colonies de l'Algérie-Tunisie , jusqu'au
INDIGENES DU NIGER
Tableau de Thévenot, dans le pavillon de la Compagnie française de l'Afrique occidentale.