PAVILLON DE LA PRESSE COLONIALE
SIECI.I-:
joui" où la pénétration des voies ferrées permettra de dire qu'il les réunit. Sauf le Sénégal, fondé par Faidherbe en 1854, toutes ces colonies sont d'hier. Elles sont donc dans la période de création et ne font que coûtera la métropole. Elles ont un autre inconvénient, c'est d'être mal soudées les unes aux autres et dépourvues des meilleurs accès à la mer que nos traités n'ont pas su leur réserver. Leurs populations, toutes du type nègre, sont robustes et sauvages, quelquesunes encore anthropophages. On connaît la cruauté des roitelets qui se partageaient le pays. Tout au moins, si le fétichisme a déprimé leur intelligence et si leurs instincts sont grossiers, ces peuplades ne seront soutenues dans leur résistance par aucun esprit comparable à celui de l'Islam. Elles accepteront notre domination, si nous savons l'imposer.
On est encore mal fixé sur les ressources générales de ces contrées, en partie inexplorées et dépourvues de voies de communication, celles qui existent ne comptant guère devant ce qui reste à faire. On peut être assuré que ces ressources sont immenses et que l'activité française en aura pour des siècles à s'exercer, si elle ne se décourage pas. Dans le partage du continent noir, nous nous sommes
taillé une réserve pour l'avenir.
Toutes ces colonies avaient leur exposition particulière, assez semblable l'une à l'autre pour les produits exposés, dont l'ivoire, les arachides, les bois, la kola et le caoutchouc formaient la base.
Leurs dieux avaient le même caractère de grossièreté ;leurs armes, leurs instruments de sacrifices humains la même barbarie. Mais les formes extérieures présentaient une pittoresque variété. Elles s'inspiraient des habitations du pays, d'assez loin, comme le pavillon du Sénégal-Soudan avec TEMPLK DK 1. ' 1 N D K F R .4 N c A I S K ses uiurs cH uiortier de