L'ELECTRICITE
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le plus souvent le volant de la machine motrice, quelques-unes ayant jusqu'à 8 mètres de diamètre.
Par une heureuse conception, ces machines, en même temps qu'elles faisaient partie des objets exposés, concouraient à la production générale de la force électrique, donnant ainsi la démonstration pratique de leur valeur.
La section française comprenait 16 groupes électi'ogènes, capables de développer 15.000 chevaux, et la section étrangère 19 groupes, pouvant fournir 21.600 chevaux, soit un total de 36.600 chevaux. Il est intéressant de rappeler ici que la puissance totale était de S50 chevaux en 1S67, de 2.500 chevaux en 187S et de 5.300 chevaux en 1889 ; on peut mesurer par ces chiffres le chemin parcouru.
Pour la première fois la force motrice avait été demandée uniquement à l'électricité, et les innombrables machines disséminées un peu partout dans les différents palais recevaient leur mouvement par des fils. C'est le grand progrès sur les anciennes transmissions par arbres et engrenages, qui coûtaient cher, occupaient beaucoup de place et absorbaient de la force en pure perte.
Cette transmission de force employait environ le quart de l'énergie produite; le reste était utilisé pour la lumière électrique sous toutes ses formes, lampes à arc et à incandescence, comme dans toutes ses applications, à l'éclairage des jardins et des
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lATTERIES DE GENERATEURS FRANÇAIS
édifices OU à l'illumination du palais derÉlectricité et du Château d'eau ; cette lumière représentait la consommation moyenne d'une ville de 500.000 habitants.
De chaque côté de l'escalier, peu fréquenté, qui conduisait du rez-dechaussée du palais de l'Électricité aux galeries extérieures, en passant sous le château d'eau, deux tableaux de distribution se distinguaient, plutôt mal, dans cet endroit assez obscur. Là cependant aboutissaient tous les fils, ceux de courant continu et ceux de courant alternatif, ce dernier simple, biphasé ou triphasé; là commençaient les lignes à un, deux ou trois conducteurs qui, par plus de 40 kilomètres de canalisation, couvraient de leur réseau toutes les parties de l'Exposition dispersées sur un si grand espace ; de là encore partaient les conducteurs de secours pour parer aux accidents de toute nature. Par des manœuvres de contact nécessitant peu. d'effort mais beaucoup de sang-froid, quelques hommes suffisaient à la multiple distribution et jouaient le rôle de dieux dispensateurs de lumière et de force.
Dans les galeries du premier étage, au-dessus des machines productrices de force, des applications de l'électro-chimie indiquaient les surprises que ménage cette science nouvelle qui s'était jusqu'ici à peu près limitée à la galvanoplastie. Le four électrique de Moissan, par exemple, n'est encore pratiquement uti-
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