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prodigieuse de certaines industries qui, pour fabriquer un seul produit, élèvent des fabriques qui sont des villes entières. La pauvreté de l'exhibition anglaise — assez générale d'ailleurs dans toutes les classes — était une forme du dédain britannique pour tout ce qui n'est pas d'une utilité pratique. Or il est certain que les exposants retirent plus d'honneur que de profit des dépenses d'exposition; c'est là une forme de patriotisme que nos voisins apprécient peu.
■ Là comme dans beaucoup de classes, l'exposition des États-Unis était une déception. Ils avaient procédé par masse, non pas que la variété des produits fût grande, mais en montrant quelles quantités de chaque denrée ils étaient susceptibles de produire. Le poids l'emportait sur la finesse. Une annexe voisine expliquait, par l'abondance de la fabrication, le bon marché de certaines de leursmachines agricoles.
L'installation de la Suisse, des plus coquettes, contenait des produits de confiserie qui faisaient la joie des enfants. Enfin, l'Espagne et le Portugal offraient dans un cadre luxueux l'infinie variété de leurs vins.
L'exposition agricole se poursuivait en dehors de la Galerie des Machines, le long de l'espace laissé libre entre elle et l'avenue de La Motte-Picquet. Des moulins, des vins, des biscuiteries v avaient élevé de pittoresques constructions. On y remarquait une tonne dépassant du double le fameux tonneau de Heideiberg et sans doute la plus grande du monde, car elle pouvait contenir 435.500 litres. La préparation de ses bois et sa construction avaient demandé dix années.
Enfin, loin de là, sur les berges du quaideBilly, au pied du Trocadéro, la boulangerie et la biscuiterie avaient des expositions particulières dans des pavillons coquets, non dénués de réclame mais affirmant que l'industrie française avait chez nous pris le pas sur celle de l'Angleterre, longtemps maîtresse de ce marché.
FRISE DES CON S TR U (:T I ON S .A G K I C O L E S LE LONG DE L AVENUE DE LA M Û T T H - P I C Q f E T