‹ L'Exposition du siècleChapitre 157 sur 217 · H HO NT DV H H IN, A 11 O N N · texte numérisé non relu

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Tahleau expose par la Sociale de construction d'Obcrliaiisen.

naître des besoins. 11 est certain que les exigences de lumière vont en croissant; plus on A-oit, plus on veut voir.

L'entente entre constructeurs n'est pas faite non plus, à en juger par le pavillon de l'exposition collective du gaz, le long de l'avenue de La Bourdonnais. LTne inscription disait que 300.000 francs avaient été souscrits. Ils n'avaient servi qu'à faire ressortir une absence totale du sentiment de collectivité.

Lîne note encore discrète, mais qui ne tardera pas à s'élargir remarquablement, était donnée par des modèles d'utilisation de forces hydrauliques. Nos montagnes sont abondantes en eaux, nos rivages de mer disposés à souhait. De ces forces constantes de la nature, on saura extraire la Iiouilic blancJn', qui se combinera avec l'électricité pour révolutionner la situation économique.

De l'aérostation, le Palais du Génie civil ne contenait que les souvenirs de son musée centennal. Au-dessus des vitrines contenant la collection Tissandier, l'avion Ader étendait ses ailes gigantesques. La navigation aérienne a suscité des enthousiasmes qui se traduisaient sous mille formes amusantes; les élégantes de 178s portaient des ballons brodés sur leurs gants.

Les expériences se faisaient dans l'annexe de 'V^incennes et prouA'aient qu'il ne faut pas désespérer, diit-on même espérer toujours. Si les airs présentent un point d'appui autrement incertain que les rails d'un chemin de fer, il ne faut pas oublier que des chemins de fer aussi, de puissants esprits se-raillaient en 1S40.

Le cvclisme, en posture de stationnement après un essor vertigineux, et l'automobilisme, en plein épanouissement, captivaient l'attention de la majorité du public.

La Centennale montrait une d raisiciuic de 171)=, in^•entée par le baron de Drais,

L'EXPOSITION DU SIFJCLE

et un vclocifèrc (ou cclèrifère) construit en 1798, qui pourraient être considérés comme les instruments précurseurs du bicycle, si le rouage capital, la pédale, n'était pas absent. On ne leur donnait le mouvement que par la poussée des pieds sur le sol. La véritable première bicvclette figurait aussi au musée centennal, celle construite en ï8bi par Michaux, ouvrier serrurier français, qui avait adapté le jeu des pédales. Après un vif succès, arrêté par la guerre de 1870, l'instrument fut repris avec des perfectionnements successifs. C'est en 1888 que la petite roue motrice d'avant du bicycle Michaux fut remplacée par un mouvement central actionnant à l'aide

d'une chaîne la seconde des deux roues désormais égales. Le type de la bicvclette, à laquelle on adapta des bandages pneumatiques en 1892, était définitivement créé.

Aujourd'hui, on estime qu'il se fabrique en France environ deux cent cinquante mille machines par an et qu'il y en a un million cinq cent mille en circulation. A lesvoirsur les routes et dans nos promenades, on aurait cru le chiffre plus élevé. Après avoir été vendues très cher, pour payer leur succès et aussi des obligations de brevets, elles sont redescendues à des prix plus abordables. Les Américains, ainsi que le prouvait leur exposition de Vincennes, sont arrivés à une fabrication en masse qui modifiera encore le marché.

Cet instrument de liberté, à qui les excès de courses folles ont fait plus de tort que de bien, ne méritait pas la taxe assez lourde dont il a été frappé, car son utilité pratique est encore supérieure à son agrément.

On fait remonter l'invention de la voiture autom obile à un officier français' Cugnot, qui construisit en 17(55 un cabriot mû par la vapeur. C'est aller un peu loin, car il faut revenir à 1860 pour retrouver une voiture munie d'un moteur à gaz, celle construite par l'ingénieur Lenoir. Les premières voitures à vapeur pratique ne datent que de 1883 et sont dues à MM. de Dion et Bouton ; peu après

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