LE GENIE CIVIL
M. SerpoUet en construisit avec un nouveau générateur; MM. Panhard et Levassor réalisèrent la voiture à pétrole longtemps cherchée.
Les voitures électriques rencontrent, dans l'approvisionnement pratique de leur énergie motrice, un obstacle d'autant plus regrettable qu'elles sont évidemment les plus légères. L'avenir leur ménage sans doute des » stations de nourriture /> qui consacreront leur succès.
Ce n'est pas le lieu de discuter ici les questions que soulève leur dangereuse allure; mais, quand on songe à des vitesses soutenues de 80 kilomètres à l'heure, comme dans la dernière course Paris-Toulouse, on ne peut que rester rêveur devant les conséquences d'une pareille transformation de la locomotion individuelle.
Ces instruments nouveaux ne portaient pas le tort qu'on aurait pu croire à la carrosserie, industrie restée essentiellementfrançaise, tant les voitures construites à Paris apparaissaient supérieures à toutes les autres.
C'est une chose complexe que de créer une belle voiture ; il V faut la connaissance profonde de la résistance de bien des matériaux, une entente pratique du confortable, un sentiment des lignes qui s'élève aux hauteurs de l'esthétique.
La mécanique des moteurs automobiles n'a rien créé de convenable tant qu'elle est restée isolée ; c'est seulement de son union avec la carrosserie que sont nés des types qui heurtent moins les yeux et qui arriveront à leur donner satisfaction.
La synthèse philosophique des moyens de transport était résumée dans leur musée centennal, un des plus complets, des mieux organisés et des plus curieux.
Croirait-on qu'une estimation faite en 1770, n'évaluait pas à plus de quinze mille le nombre des voitures de tout genre, chariots agricoles exceptés, qui existaient en France? L'impôt, qui permet de les compter exactement, relevait 1.542.399 voitures de luxe en 1898, celles des services publics, de l'agriculture et de l'industrie étant négligées.
Si la quantité des véhicules s'est accrue dans de telles proportions, leurs formes
EXPOSITION HONGROISli