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LES FILS, TISSUS ET VKTE.MENTS

l'Angleterre. C'est du coton que dépend en grande partie notre avenir colonial, par le double jeu de la production et des débouchés.

Avec les dentelles, les broderies et les tleurs artificielles, c'est la délicatesse même qui apparaît. Notre ro^'auté gracieuse y est incontestée et les mains de toutes les Françaises sont propres aces charmantes besognes. Si la lleur se monte par les Parisiennes, c'est aux pauvres ouvrières de la campagne qu'on demande les chefs-d'œuvre du pointa l'aiguille en vogue de renouveau.

Toutes les classes du groupe avaient d'ailleurs été organisées avec un goiàt parfait. Les salles de la teinture et des apprêts n'étaient qu'un chatoiement de couleurs, et si le lin se prêtait moins aux étalages, il se rattrapait par les entassements pyramidaux de ses cordages. On restait rêveur devant une élingue de chanvre n'ayant pas 7 centimètres de diamètre et que n'avait pas rompue une tension de 70.000 icilogrammes.

Les vitrines des sections étrangères donnaient toutefois à réfléchir, tant le mouvement du progrès y était apparent. Il ne faut pas citer l'Angleterre ni les États- Unis ; ces puissances ont presque partout dédaigné une lutte oi^i elles se jugent sans doute trop supérieures pour descendre à

comparer. C'est un jeu dangereux. Mais la Russie, sans parler de ses étoffes d'or si spéciales, indiquait un développement énorme d'une industrie textile qui menacera prochainement les marchés du monde entier, d'autant mieux que la plante elle-même se cultive maintenant au Caucase.

L'Allemagne présentait ses soieries, de tons un peu vifs mais d'une richesse sérieuse, sous les glaces à biseaux de vitrines acajou et or d'un effet magistral.

L'Autriche, fidèle à son art décoratif, avait symbolisé la laine par des têtes de béliers, le coton avec les fleurs du cotonnier, le lin avec les tiges de l'arbuste, la soie par des déroulements de fils dans des façades tout à fait jolies.

C O s T U M 1: s DES PAYS-BAS

La Hongrie, toujours pittoresque, avait animé de statues son exposition touffue, où ses femmes filaient ses récoltes.

L'Italie maintenait son ancienne abondance et la Suisse sa récente et laborieuse introduction dans la fabrication des soies légères.

La Roumanie et les Pays-Bas avaient organisé des expositions parlantes par une série de costumes nationaux.

Le Japon remportait un succès éclatant par ses étourdissantes broderies. La tradition des vieux maîtres n'y est point affaiblie et l'habileté de ses artisans contemporains paraît croî.tre en subtilité. Même dans les étoffes courantes de la vie, ce peuple artiste trouve des dessins d'une distinction supérieure. Quant à ses panneaux décoratifs et à ses paravents de rêve, la poésie Imaginative y atteint une idéale ampleur.

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