LE CHEMIN DE FER ELECTRIQUE LONGEANT LES QUINCONCES DES INVALIDES
ii\e gauche, offrant une vue très pittoresque le longdès quais et permettant même, le long de l'avenue de La Motte-Picquet, de surprendre la vie intime des •Parisiens, ils auraient mérité un succès plus complet.
En 1889, la foule assiégeait avec autrement d'empressement le petit Decauville, dont le parcours, des Invalides au Champ de Mars, par le quai d'Orsay, était cependant plus court et moins pittoresque. Mais la foule de 1889 avait la main à la poche plus facilement que celle de iqoo, qui , même si elle l'avait vue pour la première fois, se serait peut-être contentée de regarder d'en bas la tour Eiffel. Le public n'achetait presque rien aux kiosques de librairie, en général pauvrement assortis par suite des restrictions administratives ; il laissait même souvent vides les chaises offertes à 10 centimes.
Pourquoi? Parler ici de diminution de la fortune publique serait opposer de bien gros mots à de minimes dépenses. La vérité est que le public avait été mis en garde à l'excès contre des exploitations possibles. 11 répondait par une
abstention générale à un danger plus fictif que réel, car il n'y avait point de dépenses obligatoires, et les facultatives étaient en somme modérées.
Il est aussi des choses qu'un sentiment naturel, peut-être injuste mais invincible, semble considérer comme dues gratuitement. Afin d'augmenter les surfaces disponibles , l'Administration avait décidé de créer aux Invalides et au Champ de Mars de nombreuses et vastes galeries de premier étage. Pour lutter contre la tendance des promeneurs à