‹ L'Exposition du siècleChapitre 78 sur 217 · I.A RUE DES NATIONS · texte numérisé non relu

I.A RUE DES NATIONS

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L'Autriche.

La Bosnie-Herzégovine.

LES TROIS PAL. IIS DE l'aUTRICHE-HONORIE

La Hongrie.

pied de chaque pavillon, d'autant mieux que les bateaux parisiens ne longeaient point cette partie des quais.

Bien que de principes architecturaux fort différents, puisqu'il relevait à la fois de Bramante et de Mansart, le pavillon des États-Unis devait sans doute à son uniforme blancheur un air de ressemblance avec le palais ottoman.

Faut-il dire qu'il existait d'autres similitudes à l'intérieur et comment deux races aussi opposées se sont rencontrées dans le même dédain de donner une bonne opinion d'elles-mêmes?

Il serait cruel, en constatant que le pavillon américain était tout simplement une sorte de club public où les nationaux pouvaient se reposer et écrire leur correspondance, de rappeler les paroles prononcées au début par M. le commissaire général adjoint : « Nous nous efforcerons de montrer ce que nous avons de meilleur dans toute l'étendue de notre pays. »

A défaut de reliques d'un passé glorieux mais trop récent, les Américains auraient pu mettre en pratique le mot d'un maréchal de l'Empire : « C'est nous qui sommes les ancêtres. » Ils auraient magnifié leur activité en produisant la synthèse de ses résultats.

Ils ne l'ont fait ni dans leur pavillon, ni ailleurs. Si bien que l'Europe, peu habituée à leur modestie et qui s'attendait à recevoir d'eux au moins la monnaie de son concours à Chicago, s'est demandé s'ils en auraient été bien capables et si le fin de leur art ne se résume pas aujourd'hui dans la création de trusts accapareurs.

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