ROUPE DES ATTRACTIONS ALGÉRIENNES
14 millions. Le total du commerct; extérieur est de 000 millions. Trois cent cinquante mille Français habitent la colonie, et Alger est une des plus belles cités du monde. Pour prendre comme exemple un des plans exposés, Philippeville, ancien bourg de pauvres pêcheurs, compte aujourd'hui vingt mille habitants.
Ces résultats étaient rendus tangibles dans les nombreuses salles du premier étage, où l'on pouvait non pas considérer les produits à traversdes verres debocaux, mais les manier à volonté tout en étudiant les tableaux de statistique qui les accompagnaient.
Malgré ces progrès, ce qui reste à faire est immense. On en a^■ait l'impression en considérant le beau plan en relief qui, mieux que toutes les cartes, donnait la physionomie du pays. Combien de surfaces encore désertes qui devraient être cultivées, et combien de parties habitées qui pourraient l'être davantage !
Quelque chose manque dans cette colonie, qui devrait être un si beau prolongement de la France, dont quelques heures de mer la séparent à peine. C'est la paix, la paix morale qui fait l'union entre les hommes et qui les entraîne vers de communs efforts. Les passions politiques entretiennent en Algérie des ferments de ruine. N'en trouvait-on pas une preuve dans ce palais même, où pas un bureau n'était capable de -donner des renseignements? Un colon
voulant partir pour TAlgérie n'aurait pas su où trouver la moindre indication.
Ce défaut d'entente était sans doute la cause du manque de soin apporté à la décoration générale du palais. Il aurait fallu peu de chose pour lui donner une apparence aussi agréable que le fond était sérieux; mais l'impression d'ensemble se ressentait d'une façon déplorable d'un abandon manifeste.
Quant à la paix matérielle, elle va être assurée. Une salle d'une rare opportunité contenait les armes et les étendards de la mission Flamand. Au-dessus, rinscription : In-Salah, 1900, marquait la date des occupations nécessaires accomplies dans le Sahara et qui enlèveront aux Arabes, si ce n'est leur irréductible hostilité de race, tout au moins leurs espoirs de revanche à main armée.
Il ne faut parler des attractions algériennes que pour les juger sévèrement. Un café-restaurant étalait sa banalité dans le plus bel emplacement de l'Exposition. Les attractions, sauf le stéréorama dont nous parlons plus loin, n'étaient que des plaisanteries qui n'auraient pas diî être tolérées. Quant à la rue d'Alger, ce n'est pas 20 centimes qu'il aurait fallu faire payer à son entrée, mais 20 francs. Au moins la foule aurait été protégée contre le spectacle écœurant qu'y donnaient de pseudoalmées et des « Arbis » plus louches encore.
l-A RLE DALUKR
LES COLONIES FRANÇAISES