‹ L'Exposition universelle de 1867 illustréeChapitre 124 sur 134 · II. DE LaBlakciière · texte numérisé non relu

II. DE LaBlakciière

énorme consommation. Voici à côté

U s haliotides ou oreilles de mer : ce sont de magnifiques coquilles un peu plates, d'une nacre très-belle verle et rose irisée : on les reconnaît facilement à la rangée de trous (lu'elles portent près d'un de leurs bords et qui servent à l'animal, quia sué ces coquilles, à passer ses tentacules. Nous avons en France, sur nos côtes de Bretagne, une haliotide, moins grande, mais tout aussi jolie que celle-ci, qui vient du Japon. L'animal qui la

LA TÉI.KGRAPHIE : Appareils Caselli, Huglies, Morse, Sortais, Cachcleux, et lableau des câbles sous-marins et souterrains. — Dessin de iVÎ. de Drée.

laqués : ils aiment cette substance et ils ont raison, car il en est peu d'aussi riches; aussi en mettent-ils partout. L'une des coquilles qui plaît davantage est celle du nautile qui vient des mers de Chine et ressemble à un gros limaçon argenté mat. Cette belle coquille est encore employée pour la marqueterie et produit de charmants effets.

Au milieu des coquillages de la maison Haymann, nous voyons des échantillons

ni

tîalerie des Machines.

LA FRANCE (suite).

Les machines à vapeur sont nombreuses dans la classe 53 ; nous en avons remarqué de tous les sysi'îmes, à un, deux, trois et quatre cylindres, à cylindres verticaux , horizontaux, inclinés et oscillants.

Presque toutes ces machines, chose très-imporlanle, ont été justement médaillées, ce qui prouve que tous les constructeurs français font bien aujourd'hui.

Les machines à gaz sont bien moins nombreuses, ce qui s'explique, car au prix de ,'iO centimes le mètre cube, le gaz coûte beaucoup plus cher que la vapeur. Trois systèmes seulement sont en présence. Otto, Lenoir, Hugon ; le premier nous semble le plus

ingénieux, le second le plus répandu; le dernier le plus pratique. Outre les machines motrices par la vapeur el le gaz, nous avons encore les machines a pression d'eau, à air comprimé, à air chaud et à ammoniaque, à peu près inconnues il y a dix ans, aujourd'hui à l'étude partout, et employées déjà en mainte occasion.

Nous trouvons une belle machine électrique deM. VanMalderen,scmhlable à celles qu'il a fournies à l'administration des phares. Les Anglais ont exposé plusieurs machines électromagnétiques, mais celle de la Compagnie de Birmingham n'est qu'une contrefaçon de la machine de l'Alliance (Compagnie dont .AI. llalderen est le contre-maître) et sa lumière n'a ni la puissance ni la régularité de celle de la machine française. MM. "Wilde et Ladd ont inventé des machines basées sur des principes différents qui sont, au point de vue théorique, de véritables merveilles, mais au pointdevue industriel, la nécessité de les faire tourner avec une vitesse de deux à trois

mille tours par minute, en restreint sinf^ulièrement l'emploi, tandis que la machine de l'Alliance, ne faisant que quatre cents tours, se trouve dans les règles ordinaires de vitesse et réalise dans les meilleures conditions pos-

COQUILLAGES ET CORAUX. - Dessin de M. Gaildrau.

sibles la transformation du ,mouvement en lumière.

M. Taurines a obtenu la médaille d'or pour ses dynamomètres et bascules à ressort.

Certes ces dynamomètres, destinés à mesurer

la force d'un arbre de couche, sont excessivement ingénieux, mais nous avouons préférer la vulgaire bascule à sa balance à ressort; il reste toujours un doute pour l'esprit sur l'exactitude des divisions tracées sur le cadran où une aiguille mobile marque le poids.

Nous arriverons au matériel des mines après avoir traversé la carrosserie sur laquelle nous ne dirons qu'un mot. Le jury, fidèle à son système de donner les grosses récompenses aux grosses compagnies, a gratifié l'administration des omnibus d'une médaille d'or; a-t-il voulu récompenser l'excellent service des lignes, dans ce cas rien de mieux; mais le jury n'avait à apprécier que les mérites de la voiture-omnibus exposée, et elle ne méritait pas une médaille de bronze. Les omnibus de province, du - =- Havre, par exemple, ont l'air de voitures de maître à côté de ceux de Paris, et cela, sans parler des omnibus-salons suédois. Ah ! que nous avons à faire pour posséder et même poui . onnaître le comfort ! Parlons vite des cNemins de fer, là, au

i l'Lr

GALERlt DES MACHINES. VUE K° 8. - Dessin de M, Lnl;i,

moins, l'impôt du sang n'csl que d'un voyageur sur cinq millions ; c'est très-peu, c'est trop, mais, hélas! la terre n'est pas le paradis.

Rappelons d'abord un ou deux principes.

Les roues des locomotives tendent à glisser sur les rails, à patiner, sans entraîner les convois ; pour empêcher cet effet de se produire, il faut augmenter le frottement, l'adhérence, en surchargeant les essieux; mais le poids total de la machin j est réparti entre tous les essieux et, si l'on ne fait agir les pistons que sur un seul, on n'utilisera qu'une partie de l'adhérence. Si au contraire on accouple plusieurs essieux, on augmentera le point d'appui total et l'on disposera d'une force de traction plus grande. Exemple : pour traîner un convoi à une vitesse déterminée, il faut un effort de mille kilos. Un des essieux de la machine est tellement chargé que si l'on exerce un elfort de 200, de 300 kilos, la roue ne glisse pas; mais si l'effort est de plus de 500 kilos, la roue :i|isse, donc le convoi ne bougera pas ; le second essieu est dans les mêmes conditions, les roues ne patinent que sous un effort de plus de 500 kilos, donc si les pistons agissent sur les deux essieux, ils pourront, sans faire glisser les roues, développer un effort de mille kilos, suffisant pour faire marcher le convoi. C'est là une des conditiors essentielles 'e la construction des locomotives; être très 'ourdes pour être adhérentes; accoupler 1=. p ms grand nombre possible d'essieux pour uliliser la plus grande partie de l'auliérenoe.

Pour les locomotives à grande vitesse, il faut encoreque les roues soient très-grandes, car la vitesse de la marche est évidemment proportionnelle à la circonférence des roues motrices et au nombre de leurs qu'elles ont à faire, égal à celui des coups de piston. Corollaire : pour pouvoir donner beaucoup de coups de piston, ilfautaviir des chaudières qui fournissent beaucoup de vapeur.

Chaules Boissaï.

(La fin au prochain miméro.)

Les Forges et Chmtiers de la Méditerranée.

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