LE WURTEMBERG. I
La Bavière, sur laquelle nous ne revient dr'ons plus dans notre publication, a absorbé presque toute notre place, au déiriment d'un petit État, son voisin, trois fois moins grand qu'elle, cent fois plus intéressant et plus instructif. Nous réparerons, un autre jour, le tort fait au Wurtemberg; pour aujourd'liiii, nous nous contenterons d'une vue d'ensemble.
Notre rédacteur en chef, M. Ducuing, a dit du roi Charles l" de Wurtemberg, qu'il ne contrariait pas le bonheur de son peuple, et qu'rly aidait même ; et li chose est vraie. Le royaume n'a que 19 920 kilomètres canes et h s Irahitants ne sont qu'au nombre d'un miliion et demi; mais il serait difficile de irou-
r une prospérité plus complète. Il n'y a pas I pays plus généralement éclairé que le urtemberg. Où trouver des écoles élémenires plus sagement dirigées, plus fréquen- ;s, plus utiles que les siennes ? Où Irour des gymnases' dans lesquels on fasse s études plus sérieuses'FC'est de là que sont rtis tous les grands lutteurs de la réforme, c'est la vieille université de Tubingue qui a voyé dans le monde, ceux qui devaient muer la société dans ses bases les plus innés. Plus de 2500 école, primaires, tant otestantes que cathoKques, répandent nslruction dans lepeuple; une foulcd'insti- Lions sont consacrées à l'étude des sciences, t-il besoin de citer l'académie agronomique Ilohenheini, si universellement co.nnue en irope, quatre autres écoles agronomiques, e école d'horticulture, une école de culture s prairies, une école forestière et une école lytechnique de Stuttgard, à laquelle le saut baron de Liebig a donné tant d'éclat? En dehors de cette instruction primaire et îondaire, 1 07 1 écoles de métiers, reçoivent
ouvriers, et bon nombre d'entre elles t exposé au Champ de Mars, des échantiiûs de leur savoir faire. Ces modèles d'aritecture, ces dessins linéaires, ces têtes mimaux, ces études à deux crayons, cesjiorlils, ces albums, sont envoyés par des écoles
villes comme Neuffen qui a 1900 habiits, Geisslingen qui en a 3000, SuU qui en 1800. Et bien entendu, nous ne parlons Ide Stuttgard, ni d'Ulni, ni de Reuttlingen. !Cette agitation intellectuelle qui dislingue Wurtemberg, c'est la vie en ruarche avec 1 cor.;ége de passions et d'espérances. La ;e des Souabes est une race forte et puislite qui, dans sa nature primitive, a gardé (te son originalité. On y trouve un mélange ;gulier d'enthousiasme et de sang-froid, de ût pour les aventures et de penchant pour udace avec une réserve méliantu et une forte se de prudence; à côté de l'abandon le plus [if, beaucoup de finesse, et par-dessus tout s emportement terrible et sincère tout à la s. On connaît ce proverbe qui veut qu'un uabe attende ses quarante ans pour devenir fje. Pour dernier trait de ce caractère, nous ions encore que, malgré certaine gaucherie i.ive, le Souabe a la conscience de sa valeur s'sonnelle.
^Et maintenant, sans entrer dans des détails 13 nous réservons pour un prochain article, (fons ce que produit ce pays.
'Participant tout à la fois du bassin du Da- )be et de celui du Rhin, le Wurtemberg rirnit tous les produits agricoles de !'Euae centrale. Le vin, le blé et les fruits, les iiurages, le tabac et le houblon sont d'exdente qualité. Le sol donne du fer, du i vre, de l'alun, du sel, de la houiile, de la
. Il ne faut pas oublier que le mot gymnase^ qui ne jlpliqiie en b'raiice qu'aux établissemenls où l'on déveeje les forces corporelli.'s, désigne en Allemagne les titutions qui ont à remplir la rnSme tâche que nos ■les pour l'însU'Uotion publique.
terre à poterie, de l'albâtre, du marbre, des agates, des pierres à aiguiser, des pierres meulières, des pyrites desoufr,-, de la tourbe. Trente-deux sources minérales enrichissent le pays qui en exporte les produits dans toutes les parties du monde. L'industrie manufacturière fabrique des instruments d'agriculture, tels que faux, faucilles, hache-paiile, des instruments do chirurgie, des cloches et des pompes à feu. Le cjmmerce s'occujie surtout de l'exportation des produits du sol.
L'activité règne partout, le travail enrichit le pays, l'instruction l'éclairé, le peuple est heur.°ux, le souverain est estimé. — El nuiic, rerjes , inleVigite ; enidimiiii qui judicatis terrant