‹ L'Exposition universelle de 1867 illustréeChapitre 68 sur 134 · RKVUE GÉNÉRALE DE L'EXPOSITION · texte numérisé non relu

RKVUE GÉNÉRALE DE L'EXPOSITION

L'espace se rétrécit devant nous ; il ne nous reste plus que onze livraisons à faire. Noua devons donc nous concentrer le plus possible dans ce qui nous reste à dire, ne voulant, d'ailleurs, rien oublier d'essentiel.

Que nous ayons rempli notre tâche avec plus ou moins de succès, ce n'est pas à nous de le dire : mais nous pouvons répondre que nous y avons mis de la consi-ience et même du scrupule.

Tout n'est pas dit pourtant; mais on peut s'en lier à nous pour ce qui nous reste à dire.

Si le lecteur consentait à faire une récapitulation avec nous, il verrait qu'il a peu d'omissions à nous reprocher.

Nous avons, il est vrai, accordé peu de place à ceux des objets exposés, même remarquables, que les voyageurs retrouveront étales après l'Exposition dans les magasins de tous les boulevards de l'Europe. Nous avons préféré reproduire les objets qu'on ne retrouvera plus nulle part, une l'ois l'Exposition dispersée.

On ne reverra plus ces richesses artistiques du passé qui, après l'Exposi.ion, retourneront s'enfouir dans les galeries particulières. Voilà pourquoi nous les avons saioies au passage.

On ne reverra plus ces œuvres d'art admi-

rables réunies de tous les coins du monde. "Voilà pourquoi nous avons voulu en fixer l'image pour l'agrément et l'édification de nos lecteurs.

Le grand concours ouvert aux gloires de l'industrie, nous faisait un devoir de vulgariser dans le public les inventions ou les perfectionnements dont l'Exposition révélait ou la puissance ou la portée.

Nous ferons plus encore. Nous résumerons à cette place, avec le concours de notre éminent collaborateur Victor Meunier, tous les services que la science et l'industrie doivent à ces gloires pacifiques et souveraines que l'on nomme Jacobi, Siémens, Liebig, Duinolon, llirn, Bessemer et tant d'autres à qui le symbolique Prométhée a transmis le feu sacré. C'est ici qu'est la puissance et l'incomparable grandeur de notre temps. Pour ces maréchaux de la science, il n'y a pas de Sadowa. Ils tiavaillent à l'alTranchissement de l'humanité avec une puissance de domination à l'abri des revers.

Plus véritablement conquérants que Mahomet, qui al ait à la montagne, ne pouvant la faire venir à lui, ils forcent les éléments à les seconder dans leur œuvre de recomposition, et la nature entière à fe faire leur esclave docile.

Ah! si l'on trouve que notre époque est dépourvue de grandeur, c'est qu'on cherche la g'oire où elle n'est pas. Elle est ici, dans le Champ de Mars, visible et palpable, ici, et pas ailleurs.

Nous avons beaucoup sacrifié dans notre publication au X" groupe, parce que ce g oupe,dan8 ses données capitales, résumait tout le caractère et, pour ainsi parler, toute la portée sociale de l'Exposition de 1867. Ce n'est pas seulement dans les vitrines du Palais que nous avons cherché la signification du X groupe : méthodes d'enseignement, produits à bon marché, travaux exécutés par des ouvriers chef» de métiers : nous avons poursuivi cette revue si importante à travers les établissements que le X" grounc a semés dans le Parc : écoles, maisons ouvrières, cièches, sociétés internationales de secours aux blessés militaires, maisons des aliénés, et aussi toute la grande galerie des machines, dans les ateliers si intéressants du travail manuel, dans ces petits métiers qui représentent la meilleure part de l'industrie parisienne, et que nous voudrions voir prendre domicile définitif sous la grande nef qui les abrite provisoirement.

C'est à ceux de mes collaborateurs qui m'ont aidé dans cette revue moitié philosophique moitié pittoresque, MM. Jules Simon, Jules Duval, Malespine, E. Sauvestre, Aug. Vitu, et les autres, que nos lecteurs peuvent demander compte du mérite du travail accompli. J'ose dire que, outre la circonstance exceptionnelle, il a fallu un concours d'écrivains qu'il eût été peut être difficile à tout autre de réunir et dans tuul autre moment, pour arriver à créer

dans si peu de temps, une véritable encyclopédie pittoresque dont on ne retrouvera jamais plus ni les éléments ni l'occasinn.

Ce n'est pas là le seul tour de force que nous ayons accompli dans cette publication sans précédents; mais ce n'estpas le moment d'en parler : nous y reviendrons plus tard.

Il nous a fallu, entre temps, parler de l'ense-ni'le et des détails de l'Exposition. Nous

sommes parvenus à signaler en passant tout ce qu'il y avait de remarquable, en le caractérisant : nous avons, pour cela, divisé l'Exposition par secteurs, et adopté la méthode de la nomenclature raisonnée des exposants et des objets exposés. Nous avons complété ce travail de récapitulation par l'examen des classes essentielles.

Peut-être cette répétition de vuesd'ensemble,

quoique nécessaire, aurait-elle paru mouolone, fi le talent de nos dessinateurs n'en eût varié l'aspect.

Les costumes populaires de la classe 90, tout en nous permettant de faire un cours à peu prèscompletd'etlmographie, nous ontétc d'un grand secours comme attrait de dessins.

Je ne parle pas des visitts souveraines qui ont été l'occasion pour nous de passer ep

A A |3 1- L L L ... CK .C Ll 0 V l: . PZ-x'^il S^l

Page 1