MACHINES DE MM. HEHMANN-LACHAPELLE ET CH. GLOVER
revue la condition sociale des divers États du monde, en parlant de ceux qui régnent ou gouvernent.
11 est peut-être bon que nous terminions la tâche de ce jour^ en éclaircissant une question que chacun se pose instinctivement. Lorsque, en sortant de la galeriedel Hisioire du travail, on regarde certaines vitrines où sont exposés les chefs-d'œuvre de notre époque, meubles, bijoux, émaux, faïences, on ne peut s'empêcher de s'écrier ■ « Pourquoi ceci est-il p.ayé moins cher que cela? » L'art
industriel produit aujourd'hui des merveilles eompaiables à tout ce qui s'est fait de plus parfait dans le passé. Pourquoi, par exemple, uu meuble de Fourdinois ou de Sauvrczy se paye-t-il moins cher qu'un meuble de Boule, puisqu'il vaut autant et souvent mieux? — Eh mon Dieu! parce que Boule ne fera plus de meubles, tandis que MM. Fourdinois, Sauvrezy et les autres ébénistes vivants qu'on admire, vous en ftronttantquevous voudrez, en tout semblables à ceux qui servent d'objet de comparaison avec ce que le passé a pro-
duit de plus parfait. C'est le moule briré après une épreuve que l'on paye plus cher, dans les œuvres du passé, non leur plus grande perfection, Dans une eau-forte de Rembrandt, on estime non-seulement la beauté de l'épreuve, mais sa rareté que rien ne compense.
Et voilà uniquement pourquoi M. Fourdinois, qui est vivant — et je lui souhaite de vivre longtemps — est tarifé moins cher que Boule, qui est mort.
Fr. Dlcuing,
impriniL-rie sénér^]^ de Cb. Lalitire, rue di: Flcurus y, à Paiis.
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