‹ L'Exposition universelle de 1867 illustréeChapitre 91 sur 134 · VITRAUX DE MADAME DOMINIKOWSKA · texte numérisé non relu

VITRAUX DE MADAME DOMINIKOWSKA

sacrés ceux qui ]ieuvent le mieux définir ces peupfe.-.

L'œuvre entière se compose de six vitraux allégoriqufs. Les Allemands caractérisés par cette scène de la vie du Christ : Jésus âgé de douze ans, confond les philosophes et les

sages dans le temple de Jérusalem. Cette scène est accompagnée du texte suivant: Et loiis ceux ijui l'entendaient, étaient surpris de la sagesse de ses réponses. (Luc, il, 47.)

La France est ainsi définie : « Celui qui me suit Démarche point dans les ténèbres. Je suis la lumière du monde.» Ces paroles du Christ accompagnent un lableauqui le représente interpellant les pharisiens devant le temple de Jérusalem.

Les Anglais sont définis dans le texte suivant: Quel est celui-ci qui commande au vent et aux- flots? et ils lui obéissent. Ce tableau représente le Christ en mer apaisant la tempête.

Les Italiens : Le Christ remet les clefs à saint Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai m on Église. >i Les Hongrois sont moins heureusement définis. Quant aux Polonais, Mme Dominikowska les a représentés sous les traits du Christ au jardin des Oliviers, quand il prononce ces paroles si douces et si résignées : « 51on père, si ce calice no peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite. »

Ces divers tableaux sont accompagnés d'armes et d'attributs caractéristiques, et sur chaque vitrail figurent les noms des grands hommes qui rassemblent en eux les traits les pins profonds de la nationalité qu'ils ont illustrée. Paul Iîfllet.

L'Annexe des États-Unis.

L'annexe n'est pas la partie la moins inlé ressanle de l'exposition américaine. Par une

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ANiNEXE DE L'EXPOSITION AMÉHlCAmE. VUE K" 1. Dessin de M. Lanson.

L'EXPOSITION UNIVëKSELLE i)K 1 867 ILLUSTHÉE.

singulière anomalie, elle renferme même les objefs les plus importants, et ceux^qui sont le plus propres à appeler l'attention sur le genre particulier de ce peuple industrieux.

En premier lieu, je citerai la grande locomotive et son tender. A première vue, celte immense machine proluit une sorte de slupétaction. On s'ajierçoit qu'on est dans un pays oii tout est colossal, l'outil comme l'ar- Iire, lo3 œuvres de l'industrie aussi ^ ~

bitn que les oeuvres de la nature. ' '

La seconde impression est l'admiration. M. Grant, après avoir donné à sa locomotive des proportions imposantes, l'a ornée et enrichie avec le soin le plus délicat.

C'est un monstre et c'est une beauté ; c'est un enfer et c'est un bijou. Ou se mire dans ses flancs polis; on se prend à la caresser, comme on ferait d'un de ces gros éléphants d'Afrique, si terribles à voir et pourtant si innocents.

Enfin on constate la parfaite exécution de ses détails compliqués.

Les quatre roues basses sont à pivots et permettent d'aborder franchement les courbes. Le contre-poids du levier de changement de marche es-t remplacé par un double ressort, renfermé dans une boîte en cuivre, et fixé d'un coté à la chaudière.

Une sorte d'appendice curieux est en avant. C'est le chasse-vaches ou clmsse-neiijc. Dans ces longues solitudes que traverse une seule voie ferrée, ouverte à tous comme une route ordinaire, il arrive fréquemment que les bestiaux se couchent sur les rails; ils pourraient faire dérailler le train; le chasse-vaches les saisit, I les jelle de côté, et le train passe. Quelquef fois la neige obstrue la voie; le chasse-neige

se charge de la rétablir. Il arrive aussi qu'un arbre tombe ; c'est encore grâce à cet ingénieux mécanisme que l'arbre est soulevé et écarté.

Cette grosse cloche qu'envierait presque

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