A Y S K II I K S S C I E N T I F I Q L ES
1res de diamètre. Ce palais es! spécialement affecté à l'hygiène de l'habitation ; a coté, on visite le bâtiment
de l'Assistance publique avec une exposition du matériel et des appareils employés dans les établissements de l'Assistance, hôpitaux, asiles, etc. ; plus loin, le pa-
Fie 102. — Danseuse javanaise.
villon des Eaux minérales, le pavillon Gencste et Herscher, où l'on a réuni les applications du génie sanitaire: ventilation, chauffage, assainissement, désinfection.
Kki. ion. — Musicien javanais jouant du Rebab.
Tout au bout de l'Esplanade on a installé l'exposition d'économie sociale qui comprend les meilleurs types de maisons ouvrières, un cercle d'ouvriers, une bibliothèque, un restaurant populaire où l'on dîne
pour dix centimes, etc. Grand succès aussi pour cctt<> exposition. M. Léon Say, sénateur, présidait le groupe de l'Économie sociale.
Nous revenons sur nos pas, du même côté de l'allée
Fui. 101. — Musicien javanais jouant <lu Bonn* *
centrale, et nous recommençons maintenant notre examen à partir de la Seine, côté gauche de l'Esplanade.
C'est tout d'abord l'exposition de l'Algérie. Encore un palais entouré de toute une petite ville arabe avec
ses minarets, ses koubas, ses terrasses, ses dômes. Ou
pénètre dans le palais par un grand porche à quatre colonnes, comme on en voit à Alger; au porche est
uigitizoo c
adossé un minaret de 22 mètres de hauteur; puis une grande kouba abritant le vestibule où se dresse la statue de l\4Ay#r/V,de M. Gauthier. On a devant soi une galerie bien éclairée renfermant les produits d'Alger, d'Oran, de Constantine. A gauche du minaret, on a élevé un bâtiment spécial pour les beaux-arts et les arts libéraux de l'Algérie. Au centre de l'exposition,
Fio. 100. — Lo Sonk tunisien.
Etplnnntic des ln\nli<iri.
on peut se reposer dans un beau jardin présentant tous les spécimens de la flore algérienne et où des indigènes vendent des produits de l'Afrique.
Quelques pas encore, et nous voici devant le palais de la Tunisie précédé d'un portique qui rappelle celui du palais beylical du Barda; à droite, un bâtiment à terrasse reproduisant le Souk-el-Bey ; à gauche, un bâtiment a toit quadrangulaire, fac-similé du tombeau de Sidi-Arrouz à Tunis. A l'intérieur, une cour carrée ou patio avec «es élégantes colonnades conduisant aux salles d'exposition. Dans les jardins, des restau-
rants, des boutiques, des calés et des concerts avec la
Fi».. l(u. — l*a Fantasia arabe.
Ë8|ilannde dos Invalides,
musique et les danses tunisiennes. N'oublions pas un type de maison d'école d'enfants arabes.
Après la Tunisie, un palais toujours, un palais plus grand encore que les précédents, le palais des Colonies entouré de villages néo-calédoniens, alfourou, cochinchinois, sénégalais; c'est immense. A gauche du palais central, le pavillon de l'Annam et du Tonkin, au milieu duquel est placé un Bouddha gigantesque: le pavillon de la Cochinehine, reproduction d'un tem-
PlO. los. — La Toute uVs l'Vmnu's kativlcs. E»|ilaiiade des liivaliilf».
pie du désert des Tombeaux, construit en bois de save aussi dur que le bois de teck ; la pagode de Villenour, le pavillon de Madagascar. A droite, le grand bâtiment de l lndo-Chine: puis, ceux de la Guadeloupe, de la Martinique, l'allée du Sphinx, la pagode d'Angkor, curieux spécimen architectural représentant un fragment d'un monument colossal de l'art Kmer, connu des missionnaires dès le xvic siècle. Le temple d'Angkor occupait près de 6,000 mètres carrés de superficie et était entouré par un lossé de 200 mètres de large. Au