LES PERCEPTIONS TACTILES
Pour le physiologiste, ces sensations sont toutes celles qui ont la peau pour organe. Au point de vue psychologique, la sensation de résistance n'ayant rien de commun, par exemple, avec la sensation de chaleur ou de froid, il y aurait lieu de ne pas les ranger sous une même dénomination. Il nous suffit toutefois de faire observer que nous comprenons dans la classe des perceptions tactiles trois ordres distincts de perceptions : 1° les perceptions de résistance proprement dites ; 2° celles qui impliquent perception de résistance, et, 3° celles qui, ne l'impHquant pas, sont néanmoins introduites en nous de la même manière que les premières, c^est-à-dire par une communi-
cation de la surface de la peau, en un point quelconque avec le monde extérieur.
Le contact est la condition de toutes les sensations, car il faut que le nerf spécial (olfactif, acoustique, optique, etc.) soit impressionné par l'objet ou l'agent intermédiaire, mais la sensation n'est pas pour cela tactile, si la peau ne constitue pas la surface de contact.